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Plus d’élus LGBTQ2S+ au Parlement : quel effet sur les politiques du gouvernement?

La sculpture de la justice se profile devant la tour de la Paix.

La Cour suprême du Canada et le parlement d'Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Chambre des communes compte désormais sept élus s'identifiant LGBTQ2S+. Une nouvelle représentation pour la communauté, qui pourrait voir certaines politiques la touchant mises en place plus rapidement.

On compte parmi cette cohorte trois élus du Parti libéral. Il y a Rob Oliphant, ancien secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, qui a remporté sa circonscription de Don Valley Ouest, dans la région de Toronto. Puis Seamus O'Regan, qui représente la circonscription de St. John's South-Mount Pearl à Terre-Neuve-et-Labrador, et Randy Boissonnault dans Edmonton-Centre, en Alberta.

Côté conservateur, Eric Duncan, qui a été réélu dans la circonscription de Stormont–Dundas-South Glengarry dans le Sud-Est de l'Ontario et Melissa Lantsman à Thornhill, en Ontario.

Le candidat néo-démocrate Randall Garrison, de la circonscription d'Esquimalt-Saanich-Sooke de la région du Grand Victoria, a également été élu. Ainsi que Blake Desjarlais dans Edmonton-Griesbach, en Alberta.

Christopher Matthews, directeur de Proud Politics.

Christopher Matthews, directeur de Proud Politics

Photo : Radio-Canada

Cela demeure majoritairement des Blancs cisgenres, mais c'est un pas dans la bonne direction, estime Christopher Matthews, directeur de Proud Politics, un organisme qui soutient les candidats LGBTQ2S+ à se lancer en politique.

Ils reçoivent encore des courriels haineux, homophobes, transphobes... Il y a encore du travail à faire, ajoute-t-il.

Mais ça n’a pas arrêté Blake Desjarlais, qui est fier d'être le premier bispirituel, métis, élu au Parlement.

Blake Desjarlais.

Blake Desjarlais

Photo : Radio-Canada

« J'ai reçu du soutien de personnes dans la communauté qui se disaient heureuses de se voir enfin représentées. Dans chaque démocratie, c'est important d'avoir des élus qui reflètent vos valeurs. »

— Une citation de  Blake Desjarlais, député néo-démocrate, Edmonton-Griesbach

Le député regrette qu'il y ait encore trop peu d'Autochtones, de Noirs et de personnes s'identifiant comme LGBTQ2S+ en politique, mais il remarque le changement, même dans la plutôt conservatrice Alberta.

Une femme et un homme sont côte à côte.

Melissa Lantsman a été élue dans Thornhill, longtemps représentée par Peter Kent.

Photo : CBC

Côté conservateur aussi, le changement se fait sentir. L'élue de Thornhill, Melissa Lantsman, encourageait déjà il y a un an les Canadiens LGBTQ2S+ à être fiers, soulignant dans un message sur Twitter que sortir du placard avait finalement été plus facile pour elle que d'annoncer qu'elle était conservatrice.

« Le Canada est en train de changer et d'être beaucoup plus diversifié. »

— Une citation de  Randy Boissonnault, député libéral, Edmonton-Centre

Le député libéral Randy Boissonault est persuadé que cette représentation se traduira par des changements politiques.

Le candidat libéral Randy Boissonnault fait campagne pour reprendre le siège d'Edmonton-Centre qu'il a occupé de 2015 à 2019.

Randy Boissonnault a été élu dans Edmonton-Centre.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier

Don de sang et thérapies de conversion

On a eu des retours encourageants d'Hema-Québec et des Services de sang canadien nous disant qu'ils allaient faire d'ici la fin de l'année la demande à Santé Canada de ne plus interdire aux hommes homosexuels de donner leur sang, dit-il.

Présentement, au Canada, il est interdit aux hommes homosexuels de donner du sang s’ils ont eu une relation sexuelle au cours des trois derniers mois. Une pratique jugée discriminatoire, et que certains essaient de changer.

Criminaliser les thérapies de conversion sera aussi l'une des priorités.

Un Parlement avec plus de députés LGBTQ+

Le projet de loi C-6 visant à interdire cette pratique s'était rendu au Sénat en juin, après des mois de blocage de la part des conservateurs.

Avoir des personnes concernées par ces questions, c'est la clé pour faire avancer les politiques, estime Christopher Matthews.

C’est également un message fort qui est envoyé à des milliers de Canadiens.

Je pense que le fait d'avoir des personnes queers au sein des institutions politiques indique aux gens qu'ils sont invités à faire leur coming out, qu'ils doivent être qui y sont et que leur pays, leur province, leur ville, leur appartiennent, affirme Randy Boissonnault.

Quelles que soient vos origines et votre sexualité, ne laissez personne vous dire que c'est impossible. Si moi je l'ai fait, alors n'importe qui peut le faire, conclut Blake Desjarlais.

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