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Plus d’agressions et de violence pendant la pandémie, selon les bibliothécaires ontariens

Une personne lit son journal dans une bibliothèque publique.

Les bibliothèques de la province étaient les lieux publics les plus ouverts pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Justine Beaulieu-Poudrier

Radio-Canada

Des bibliothécaires de l’Ontario disent avoir été victimes de menaces, de harcèlement et de tentative d'agression sexuelle de façon plus marquée pendant la pandémie. Ils signalent aussi qu'ils ont eu à intervenir davantage en situation de surdose de drogue.

Une étude menée par l’Université de Toronto révèle que 84 % des bibliothécaires de l'Ontario disent avoir été agressés verbalement.

On essaie d’ignorer la situation, mais au cours des semaines, ces incidents se sont répétés, et ça a commencé à avoir des répercussions sur notre santé mentale, explique Nancy Duncan, qui est bibliothécaire dans la province.

Elle ajoute qu’elle ne compte plus le nombre de fois qu’elle a essuyé des insultes, des injures, et subi de mauvais traitements.

« Les bibliothèques représentent un microcosme de notre société. Tous les problèmes que nous voyons à plus grande échelle, nous les vivons de façon individuelle. »

— Une citation de  Nancy Duncan, bibliothécaire

Nancy Duncan et ses collègues Cameron Ray et Eila McLeish dénoncent les agressions et la violence qu’elles subissent dans les bibliothèques de la province. Elles soulignent que ces événements ont été plus nombreux pendant la pandémie.

À la fin de la période de confinement, les bibliothèques ont été les rares endroits publics ouverts.

Selon Cameron Ray, les bibliothèques sont vues comme étant des lieux sûrs et accessibles gratuitement.

Une bibliothèque.

L'étude menée par l’Université de Toronto révèle que 97 % des participants ont été victimes d'une tentative de voies de fait ou d'agression sexuelle.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Eila McLeish dit avoir été agressée physiquement à plusieurs reprises. Elle a reçu un diagnostic du syndrome de stress post-traumatique après avoir découvert une personne morte sur les lieux de travail.

L’étude de l’Université de Toronto porte sur 527 bibliothécaires dans quatre grandes villes ontariennes, et est centrée sur des événements qui ont eu lieu entre janvier de 2020 et avril 2021. Afin de protéger la confidentialité des participants, l’étude ne dévoile pas de quelles villes de la province il s'agit.

Les participants, qui sont majoritairement des femmes, indiquent qu’ils ont été victimes de violence, d’intimidation et de harcèlement au travail. Plus des deux tiers des participants soulignent qu’ils ne se sentent pas en sécurité au moins quelques fois par mois.

Mme Duncan, Mme McLeish et M. Cameron disent qu’il est nécessaire d’avoir plus de soutien des municipalités dans ces espaces publics, comme des infirmières et des gardiens de sécurité.

C’est tragique que les bibliothèques ne soient pas une ressource adéquate pour ces personnes.

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