•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La preuve vaccinale suscite un engouement pour le vaccin de Johnson & Johnson

Yvonne Willmann, une employée des chemins de fer allemands, remplit une seringue à partir d'une fiole du vaccin contre la COVID-19 de l'entreprise pharmaceutique américaine Johnson & Johnson lors d'une campagne de vaccination à Berlin, en Allemagne, le 30 août 2021.

Ceux qui tiennent à recevoir le vaccin de l'entreprise pharmaceutique américaine Johnson & Johnson citent notamment l'injection unique qu'il requiert actuellement. (Archives)

Photo : Associated Press / Christophe Gateau

Radio-Canada

Alors que les gouvernements de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan pressent Ottawa de leur envoyer des doses du vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson, certains citoyens sont prêts à faire des kilomètres pour éviter d’attendre qu’elles arrivent.

C’est notamment le cas de Danielle Smith. L’ancienne cheffe du Parti Wildrose de l’Alberta s’est rendue jusqu’à Phoenix, dans l’État de l’Arizona, aux États-Unis, pour recevoir l’unique dose nécessaire du vaccin en question.

Comme elle, nombre d’Albertains préfèrent attendre que le vaccin de l’entreprise américaine soit offert plutôt que de devoir recevoir les deux doses de ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna ou AstraZeneca, selon le premier ministre Jason Kenney.

C’est devenu une demande suffisamment bruyante pour qu’on en conclue qu’elle est bien réelle, a-t-il expliqué jeudi.

L’unique piqûre vers l’immunité

Parmi les facteurs qui incitent les personnes comme Danielle Smith à se tourner vers le produit de Johnson & Johnson, il y a l’attrait de la dose unique et la pression exercée par le besoin de présenter une preuve vaccinale dans certains commerces ou pour participer à certaines activités.

S’il est possible d’éviter de se faire vacciner en présentant le résultat d’un test de dépistage du coronavirus de moins de 72 heures, l’accès au test et la répétition de celui-ci nécessaires à la reprise d’une vie quasi normale deviennent rapidement un casse-tête, confie Mme Smith.

Danielle Smith (à gauche) aux côtés du premier ministre albertain de l'époque, Jim Prentice (à droite), peu après son changement de camp, en 2014.

Danielle Smith (à gauche) a été cheffe du Parti Wildrose de l'Alberta avant de passer au Parti progressiste conservateur de la province.

Photo : La Presse canadienne / JASON FRANSON

Selon elle, le délai entre la réception d’une première dose et l’immunité considérée comme suffisante 14 jours après la seconde est un incitatif supplémentaire à opter pour un vaccin à injection unique.

Elle ajoute ne pas être la seule à considérer les avantages du produit de Johnson & Johnson. D’autres Albertains, dit-elle, lui ont confié ne vouloir qu’une seule injection et être mal à l’aise à cause de la technologie à ARN messager (ARNm) utilisée par Pfizer et Moderna.

Une seule dose, mais sans plus, dit un microbiologiste

Outre l’immunité donnée par une dose unique, le vaccin de Johnson & Johnson n’offre rien de plus que ses concurrents du point de vue scientifique, note le professeur adjoint en microbiologie, immunologie et maladie infectieuses Craig Jenne, de l’Université de Calgary.

Selon Santé Canada, ce vaccin a une efficacité de 66 % après la dose recommandée. De récentes recherches de Johnson & Johnson suggèrent que cette efficacité contre le développement de la COVID-19 grimpe à 94 % après une seconde injection.

Le produit de la pharmaceutique américaine n’est pas, non plus, exempt d’effets secondaires. Il pourrait aussi être associé à un risque considéré comme « extrêmement rare » de caillots sanguins.

Rectificatif :

Une version précédente de ce texte laissait entendre que le vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson peut causer des caillots sanguins. Or, il s'agit plutôt d'une association possible à des cas considérés comme « extrêmement rares » de caillots.

Selon le Dr Jenne, l’ordonnance liée au vaccin pourrait passer d’une à deux doses injectées à un intervalle de six à huit mois.

Le plus important en ce moment, selon lui, est toutefois que les gens veuillent être vaccinés. Du moment qu’on peut vacciner un nombre significatif de personnes, ça reste une bonne stratégie, dit-il.

Avec les informations de Janet French

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !