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Les élus sans opposition ne sont pas un problème, croit la ministre Laforest

Andrée Laforest parle dans un micro lors d'une conférence de presse, en tendant sa main gauche vers l'avant.

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, voit dans les élections sans opposition des municipalités une marque de confiance envers les élus.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Près d'un maire sur deux a été élu ou réélu sans opposition pour les élections municipales du 7 novembre prochain au Québec, mais « c'est beaucoup un vote de confiance », affirme la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

On peut voir ça comme une marque de confiance envers les élus, mais en même temps, tous les quatre ans, beaucoup sont élus par acclamation, a souligné Mme Laforest, en entrevue sur les ondes de RDI.

Pour le scrutin du 7 novembre, 572 maires ont déjà été élus sans opposition, selon des données préliminaires. Par ailleurs, 4209 candidats au total ont été élus ou réélus sans opposition pour l’élection de 2021, une légère baisse par rapport à 2017 – où 4472 candidats avaient été élus sans opposition.

La ministre s’est félicitée du nombre de femmes et de jeunes qui se sont présentés pour les élections municipales. J’ai lancé la campagne Je me présente [...] Je crois que ça donne le goût aux femmes de se présenter. On augmente le pourcentage de 4-5 %, c’est énorme, s’est réjouie Mme Laforest.

Elle s’est en outre dite ravie que la campagne ait pu inciter davantage de gens de moins de 35 ans à poser leur candidature pour les élections municipales. C’était le but de la campagne, a ajouté la ministre Laforest.

La parité n’est cependant pas encore atteinte pour le poste de maire ou de mairesse. Cette année, il y a seulement 24,3 % de candidates à la mairie. C’est un grand travail de pousser les élues à se présenter, mais le travail continue. C’est beaucoup de temps qu’on a donné aux municipalités, a avoué Mme Laforest.

Elle a rappelé que certaines formations devront être suivies par les élus, mais que le ministère des Affaires municipales est avec eux et [qu’on] veut les meilleurs candidats.

Mme Laforest a évoqué le taux de participation peu élevé aux élections municipales. Environ 45 % des électeurs inscrits exercent leur droit de vote. Après l’expérience de l’élection fédérale en pleine pandémie, il se peut que les citoyens soient réticents à se déplacer pour voter le 7 novembre.

J’ai fait adopter le projet de loi 85 [où est] déjà prévu comment vont se dérouler les élections en situation de pandémie, a répondu Mme Laforest, avant d’ajouter qu’il faut tout faire pour que les gens aillent voter. Elle a mentionné la possibilité d’ajouter des journées de vote et de donner plus de temps aux électeurs pour se présenter aux bureaux de scrutin.

On se croise les doigts. J’espère que les gens vont aller voter, a dit Mme Laforest.

Il faut des conseils municipaux représentatifs, croit la FQM

Parallèlement, au congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui se termine samedi, le président de l'organisation, Jacques Demers, a abondé dans le même sens que la ministre Laforest.

L’enjeu des élections sans opposition pousse à aller chercher quand même cette pensée-là [celle de l’opposition] et à avoir des femmes et des jeunes en politique municipale. En effet, un maire sur deux est élu ou réélu sans opposition au Québec.

Pour M. Demers, aussi en entrevue à RDI, il faut que les conseils municipaux ressemblent à notre population, avec une meilleure représentativité des femmes et des jeunes. Cette année, il se dit vraiment content de ce côté-là.

Lors du congrès, les élus ont parlé de développement économique [...] mais la problématique actuellement, c’est la main-d'œuvre.

Les élus, a rappelé M. Demers, cherchent comment attirer et retenir en région les jeunes familles, des gens qui veulent vraiment venir s’installer.

Le déploiement d’Internet haute vitesse est un autre enjeu majeur pour les municipalités. C’est une infrastructure qui fait que les gens vont rester en région, a dit M. Demers, qui espère que ce sera chose faite dans un an.

Si les changements climatiques sont à l’ordre du jour au congrès, c’est que, selon M. Demers, on ne renvoie pas la balle à d’autres. Sur notre terrain, il y a des choses concrètes à faire. Il a mentionné la gestion des déchets, le recyclage et le compostage comme problématiques et a dit qu’il faudra demander aux citoyens de s’impliquer. C’est localement que ça va se décider, et c'est là qu’on peut avoir un impact, a-t-il conclu.

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