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Des ressources d’hébergement au point de rupture

Paul Gauthier, en fauteuil roulant, avec un infirmier.

La prime «COVID» des préposées aux bénéficiaires du milieu communautaire devrait prendre fin à un moment donné, ce qui fait craindre une perte de compétitivité. (archives)

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Difficile pour les centres d’hébergement pour personnes handicapées du milieu communautaire d'offrir à leurs employés des salaires compétitifs face au réseau public de la santé.

Une préposée aux bénéficiaires qui œuvre dans le réseau communautaire gagne environ 17 $ de l’heure, soit beaucoup moins que son homologue dans le réseau public, qui gagne près de 26 $ de l’heure.

Les préposées du réseau communautaire touchent en ce moment une prime salariale de 4 $ de l’heure, mais cette dernière devrait être retirée une fois l’urgence sanitaire levée.

Les organismes demandent donc au gouvernement de faire appliquer les récentes augmentations salariales des préposées du réseau public à leurs employés, et ce de façon permanente.

Deux femmes manipulent un lit d'hôpital dans lequel est couché un mannequin.

Plusieurs préposées auraient déjà quitté les organismes pour aller travailler dans le réseau public québécois (archives).

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

On ne comprend pas pourquoi les ressources d’hébergement pour handicapés n'ont pas le droit au même traitement que les ressources en CHSLD. C’est comme s'il y avait deux classes de préposées, se questionne Rachel Germain, directrice de la Fédération des personnes handicapées de KRTB.

Toujours selon Mme Germain, la résidence l’Envol, située à Saint-Pascal, craint que cette disparité salariale ne puisse mener à une fermeture de l’organisme.

Une dizaine d’adultes handicapés vivent au sein de la résidence, qui est membre de l'Alliance québécoise des regroupements régionaux pour les personnes handicapées (AQRIPH).

Dans toute la province, 138 personnes handicapées vivent dans les neuf établissements membres de l’AQRIPH.

Leur transfert vers un CHSLD, par manque de ressource, coûterait 12 millions de dollars supplémentaires aux citoyens, d’après leur calcul.

C'est beaucoup plus que la hausse salariale demandée, qui coûterait annuellement 940 794 $ de plus au gouvernement du Québec, d’après cette même étude de l’AQRIPH.

Une éventualité de transfert vers les CHSLD qui fait craindre à plusieurs familles que la qualité de vie de leurs proches vivant avec un handicap ne diminue drastiquement.

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