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La mine de charbon Vista sera soumise à une évaluation environnementale

La mine de charbon Vista.

La mine Vista près de Hinton, en Alberta, appartient au géant américain du charbon Cline Group.

Photo : Bighorn Mining

Radio-Canada

La mine albertaine de charbon thermique Vista sera soumise à une évaluation environnementale fédérale. Le ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a décidé de maintenir sa décision après avoir révisé sa position comme le lui a imposé la Cour fédérale.

Après le processus de révision, j’en suis venu à la conclusion que les activités physiques justifient une désignation [fédérale], a-t-il expliqué dans une déclaration écrite.

La société Coalspur Mines souhaite agrandir la mine Vista, située près de Hinton, dans le nord de l’Alberta.

Si ce projet se concrétise, Vista deviendrait la plus grande mine de charbon thermique au Canada.

L’entreprise prévoit aussi développer une mine d’essai souterraine sur le site.

Évaluation environnementale

Une évaluation environnementale est requise lorsqu’une mine accroît sa surface d’exploitation de 50 % ou plus ou lorsqu’elle planifie de produire plus de 5000 tonnes de charbon par jour.

Selon le projet d'agrandissement prévu, la mine Vista arrivait tout juste sous ce seuil. L’Agence d’évaluation d’impact Canada a donc décidé, en 2019, qu’Ottawa ne s’impliquerait pas.

En 2020 cependant, le ministre Jonathan Wilkinson a décidé de révoquer la décision de l’agence et d’ordonner une évaluation environnementale conjointe avec l’Alberta et le gouvernement canadien. Selon lui, le niveau de production prévu de la mine était suffisamment élevé pour considérer qu’il allait surpasser le seuil de déclenchement d'une évaluation fédérale.

Bataille judiciaire

Cette décision a été contestée devant la Cour fédérale par Coalspur et la Première Nation Ermineskin.

Cette dernière soutient le projet pour ses retombées économiques et affirme que ses droits issus des traités n’ont pas été respectés puisque le ministre ne l’a pas consultée.

La Cour a donné raison à la Première Nation et ordonné au ministre de reconsidérer sa décision.

Depuis, l’Agence d’évaluation d’impact Canada a rencontré 44 Premières Nations, dont Ermineskin.

L’agence a tenu une série de rencontres afin de s’assurer qu’elle comprend bien le point de vue et les inquiétudes d’Ermineskin concernant ses activités physiques et le contexte entourant les demandes de désignation et de processus précédents, explique la porte-parole de l’Agence d’évaluation d’impact Canada, Stéphane Perrault.

L’agence a documenté et inclut les commentaires des groupes autochtones consultés durant le processus de révision afin d’assurer que leurs opinions soient incluses dans l’analyse fournie au ministre, ajoute-t-il.

La Première Nation Ermineskin n’était pas disponible pour répondre à nos questions.

Vu sa décision au sujet de la requête de la Première Nation Ermineskin, la Cour fédérale a rejeté celle de la société Coalspur.

L’entreprise n’était pas disponible pour répondre à nos questions.

Jonathan Wilkinson a basé sa décision sur des raisons similaires à celles qu’il avait déjà données.

Il dit que l’implication d’Ottawa est justifiée par la taille du projet d’expansion et les potentielles menaces qu’il pose envers des domaines de compétence fédérale comme la contamination des cours d’eau et la destruction de l’habitat naturel d’espèces à risque.

Il ajoute que l’expansion affecterait les droits issus des traités de Premières Nations qui s’opposent au projet.

Le ministre a également introduit une nouvelle politique selon laquelle l’exploitation des mines de charbon est incompatible avec les objectifs de lutte aux changements climatiques d’Ottawa.

Le charbon thermique utilisé pour produire de l’électricité est l’une des plus grandes sources de gaz à effet de serre au monde.

Les gouvernements albertains et canadiens se sont tous deux engagés à arrêter de brûler du charbon pour produire de l’électricité d’ici 2030.

Avec les informations de La Presse canadienne

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