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La police provinciale se tourne vers Hearst pour recruter des candidats bilingues

Des gens discutent.

Des candidats potentiels se sont présentés à l'événement de recrutement de la PPO organisée à Hearst mercredi dernier.

Photo : PPO Hearst

Radio-Canada

La Police provinciale de l'Ontario (PPO) a tenu un événement de recrutement à Hearst mercredi dernier pour identifier des candidats francophones, dans un effort qui vise à garantir des services policiers en français dans la région.

L'an dernier, le maire de Hearst, Roger Sigouin, était déçu d'apprendre que peu de recrues policières détachées dans la région de Hearst pouvaient s'exprimer en français.

La PPO a expliqué ce choix de recrutement en indiquant que peu de francophones avaient posé leur candidature pour faire carrière dans les forces policières.

Des recrues regardent formellement devant eux.

Le Collège de police de l'Ontario à Aylmer a récemment souligné le départ de 21 nouvelles recrues, qui seront envoyées dans différentes régions à travers la province.

Photo : PPO

La solution, c'est de recruter directement dans nos communautés, a affirmé M. Sigouin, qui était également présent à l'événement.

« On a le pied sur la pédale pour aller de l'avant, il faut toujours mettre de la pression pour avoir des services en français.  »

— Une citation de  Roger Sigouin, maire de Hearst

Selon le maire, il y a un bon bassin de candidats potentiels dans le Nord de l'Ontario. On a des bons jeunes, des individus de qualité, qui resteront dans leurs communautés.

Pour le gestionnaire des opérations de Hearst, le sergent-chef Daniel Crowell, il est essentiel de prioriser le recrutement de candidats bilingues afin de pouvoir garantir le maintien des services en français.

Il y a des besoins à Hearst, mais également dans les communautés environnantes, a-t-il noté. On cherche toujours à former la relève.

Le représentant de la PPO a ajouté que l'événement était d'autant plus pertinent dans le contexte actuel, où il y a un bon roulement, et plusieurs départs à la retraite. On a des postes qui ont besoin d'être pourvus dès maintenant.

Plusieurs possibilités au sein de la PPO

Ce sont des postes avec de très bons salaires a renchéri Roger Sigouin. Ça peut être très intéressant et on se doit d'informer les jeunes des possibilités qui existent.

Le but de l'événement, avant tout, était de faire la promotion des différentes possibilités au sein de la police.

Trois personnes discutent autour d'une affiche promotionelle.

La recruteuse Jennifer Labelle (gauche) accompagnée du sergent Jaime Butler (milieu), et du sergent-chef Daniel Crowell (droite).

Photo : PPO Hearst

On offre beaucoup d'avancement au-delà de ce que la plupart des gens imaginent, a soutenu Daniel Crowell, en citant plusieurs exemples : les spécialités d'enquêteur, le soutien aérien, la protection des politiciens, la patrouille et les spécialistes en catastrophe et terrorisme.

Les candidats n'ont pas besoin d'avoir suivi des études policières, puisque la formation de cinq mois à Aylmer permet d'outiller les recrues dans le début de leur carrière policière.

Pour certains, ça peut être une deuxième carrière, a-t-il mentionné en notant l'intérêt de candidats qui ont travaillé dans l'enseignement ou dans les sciences infirmières.

Une expérience à répéter

Le sergent-chef Crowell s'est dit satisfait de la démarche pour le recrutement et persuadé que ceux qui s'y sont présentés iront de l'avant dans leur candidature.

On a identifié des candidats prêts à se lancer immédiatement dans le processus d'application, a-t-il déclaré.

D'autres sessions de recrutement similaires auront lieu prochainement à Sudbury et à Timmins.

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