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L’urgence de Senneterre fermera 16 heures par jour dès le 18 octobre

L'édifice du centre de santé, avec le garage pour l'ambulance.

Le centre de santé de Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Annie-Claude Luneau

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue confirme que l’urgence de Senneterre fermera 16 heures par jour, soit de 16 h à 8 h, à compter du 18 octobre.

Dans son infolettre, le CISSS-AT confirme ainsi que l’urgence sera fermée de nuit pour une durée indéterminée.

Le maire veut une rencontre avec le ministre Dubé

Le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, réclame une rencontre avec le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Pierre Dufour et Jean-Maurice Matte discutent pendant une manifestation à Val-d'Or.

Le ministre et député Pierre Dufour et le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte se sont rencontrés la semaine dernière. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Il lui a d’ailleurs fait parvenir une lettre au cours des dernières heures pour solliciter une rencontre et plaider sa cause pour conserver l’urgence de Senneterre ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Nous considérons que cette décision est basée sur des données biaisées ou erronées qui ne reflètent pas notre réalité régionale. C’est comme si on essayait de trouver des arguments en amont pour tenter de justifier une décision prise en aval. Comme si on tentait de défendre l’indéfendable à partir du mieux que l’on puisse trouver, peut-on lire dans la lettre.

M. Matte soutient notamment que des infirmières qui travaillent présentement pour des agences privées seraient prêtes à réintégrer le réseau public à condition de demeurer à Senneterre. D’autres pourraient quitter la profession ou aller travailler dans le Nord-du-Québec plutôt que d’aller prêter main-forte à Val-d’Or.

Interrogée à savoir ce qui doit être fait en termes de recrutement pour conserver les services de l’urgence de Senneterre, la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, a expliqué qu’il manque présentement quatre infirmières pour offrir les services prioritaires dans la Vallée-de-l’Or, mais que ce chiffre pourrait augmenter.

Avec les travailleurs de la santé qui seront non vaccinés au 15 octobre et qu’on devra retirer du travail, avec peut-être de belles nouvelles avec le plan Dubé, il est possible que le compteur du nombre évolue. Donc, demain si j’ai quatre nouvelles infirmières, peut-être que je suis déjà en manque de quatre nouvelles infirmières qui seront en moins dans les services prioritaires et c’est là où on va allouer les ressources. Mais à partir du moment où le nombre dépassera celui qui est requis pour les services prioritaires, le premier endroit pour lequel on va revenir à une normalité, c’est Senneterre.

Recruter des ambulanciers supplémentaires

Des discussions sont en cours avec les médecins de Senneterre pour évaluer comment ils pourraient offrir des services différemment durant les heures de fermeture du centre de santé de Senneterre.

Une ambulance près de l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Une ambulance près de l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Une rencontre a aussi eu lieu cette semaine avec les propriétaires des entreprises ambulancières qui devront sans doute effectuer plus de transferts dans les prochaines semaines, principalement de Senneterre à Val-d’Or et de La Sarre à Rouyn-Noranda.

Rappelons que le CISSS-AT a aussi annoncé que la capacité d’hospitalisation serait réduite de moitié à l’hôpital de La Sarre.

On a des solutions alternatives, que ce soit des changements d’horaire de faction en horaire à l’heure ou l’ajout de véhicules. Tout ça est en échange avec les entreprises ambulancières et avec le ministère [de la Santé]. Notre volonté est oui, d’augmenter la couverture ambulancière pour les deux secteurs, a expliqué Caroline Roy en point de presse jeudi.

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