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Québec finance quatre cliniques pour soutenir les jeunes mères adolescentes

L'hôpital Sainte-Justine.

Le CHU Sainte-Justine, à Montréal, obtient la part du lion, un financement annuel récurrent de 275 000 $ pour son projet. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Québec alloue plus d'un demi-million de dollars à quatre Centres hospitaliers universitaires pour des programmes de soutien aux jeunes mères adolescentes en situation de vulnérabilité et leurs enfants.

L'annonce en a été faite par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, à l'hôpital Sainte-Justine, vendredi.

C'est d'ailleurs le CHU Sainte-Justine qui obtient la part du lion, soit un financement annuel récurrent de 275 000 dollars pour mener à bien le projet MAJE (mères adolescentes et jeunes enfants). L'institution a déjà une clinique dédiée au suivi de ces jeunes mères et de leurs enfants depuis une vingtaine d'années.

« On parle ici de mères adolescentes qui souvent sont confrontées à des réalités difficiles, tant au niveau de la santé physique que de la santé mentale, et ce qu'on veut c'est qu'elles puissent développer leur plein potentiel. »

— Une citation de  Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux

Il a du même souffle rappelé que ces jeunes mères ont besoin d'une attention particulière : Ça prend du travail de façon répétitive et soutenue pour pouvoir garder ces jeunes adolescentes dans le réseau de la santé.

La clinique représente ainsi un guichet unique pour les services de gynéco-obstétrique, de pédiatrie avec une équipe de professionnels de la santé, dont une infirmière clinicienne pivot, une nutritionniste et une travailleuse sociale.

L'objectif est l'amélioration de l'état de santé des bébés à naître, des femmes enceintes et de leur partenaire, ainsi que le développement optimal des enfants. Le suivi personnalisé commence dès la grossesse et se poursuit jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l'âge de deux ans.

Devenir une maman fonctionnelle

Doris Ouellet, infirmière clinicienne qui travaille auprès de cette clientèle depuis une quinzaine d'années, abondait dans le même sens : On fait un suivi très personnalisé de cette clientèle. Souvent, cette clientèle très défavorisée a de très bonnes intentions, mais a eu très peu de modèles antérieurs pour donner le maximum à son bébé.

Mme Ouellet a expliqué qu'une grande part de la démarche est dans l'accompagnement.

« C'est très difficile pour une adolescente de se projeter dans l'avenir à cause de son manque d'expérience. Souvent, on va être beaucoup plus son guide pour l'amener à être capable de remplir ses fonctions de maman. »

— Une citation de  Doris Ouellet, infirmière clinicienne

Le ministre Carmant entend aussi utiliser les travaux de cette clinique spécialisée comme outil de recherche afin de mesurer l'impact de cette approche.

Il ne cache pas qu'il espère voir un effet domino sur les signalements à la Direction de la protection de la jeunesse. C'est exactement ce type d'intervention qu'on pense qui peut aider les choses. On a beaucoup investi dans la DPJ. Maintenant, il faut investir en amont. J'ai bon espoir de voir si, effectivement, ça peut avoir un impact même au niveau du signalement de ces enfants-là.

Les trois autres Centres hospitaliers universitaires impliqués recevront chacun, de leur côté, un financement annuel récurrent de 100 000 dollars pour mener à bien des projets similaires. Il s'agit du Centre hospitalier universitaire de Québec, celui de Sherbrooke et du Centre universitaire de santé McGill.

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