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Incitatifs pour les infirmières : l’Outaouais toujours en attente de détails, dit le SPSO

L'urgence de l'Hôpital de Gatineau.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec avait annoncé la mise en place de primes pour les infirmières à temps plein du réseau public de la santé (archives).

Photo : Radio-Canada / Eloic Hamel

Radio-Canada

Le Syndicat des professionnelles de la santé de l’Outaouais (SPSO) déplore le délai pour avoir davantage de détails sur les nouvelles primes qui doivent être offertes aux infirmières qui font le saut à un poste à temps plein dans le réseau de santé publique au Québec, dont en Outaouais.

La présidente par intérim du SPSO, Karine D’Auteuil, affirme que, tout comme ses membres, le syndicat est dans le néant au sujet de ces modalités. Elle avance que des membres de son syndicat attendent de voir les conditions en lien avec ces primes pour déterminer si ça les attire ou pas.

Elle souligne qu’une fois les conditions annoncées, il faut un délai pour laisser le temps aux professionnels en soins de lever la main s'ils sont intéressés aux montants incitatifs avant même leur entrée en fonction. Elle déplore que les gestes concrets, encore une fois, se font attendre.

« Une semaine de passée, c'est déjà trop pour l'Outaouais où on a une pénurie dangereuse présentement. »

— Une citation de  Karine D'Auteuil, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais

Par ailleurs, la présidente par intérim du SPSO soutient également que le syndicat et ses membres sont toujours en grande attente d'une directive claire, nette et précise pour que cesse l’utilisation des heures supplémentaires obligatoires (TSO) dans le milieu de la santé publique.

On aurait dû avoir déjà les conditions en partant avec l'annonce et non une semaine ou deux plus tard, parce que là on fait juste ralentir le processus, dit-elle.

« Plus ils tardent, plus le monde va se décourager et ils perdent confiance, déjà que la confiance n'est pas très présente envers M. Dubé et le gouvernement. »

— Une citation de  Karine D'Auteuil

Dans une déclaration par courriel, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais réfère ICI Ottawa-Gatineau à un point de presse prévu le 4 octobre à ce sujet. Le point de presse abordera les questions du recrutement des infirmières en lien avec les primes, peut-on lire dans le courriel du CISSS.

L’unité du 7e nord de l’Hôpital de Gatineau pourrait bientôt fermer

Au cours de l’entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau, vendredi matin, Karine D’Auteuil lance que l’unité du 7e nord de l’Hôpital de Gatineau pourrait fermer vers la deuxième semaine d’octobre.

Présentement, les trois unités de médecine chirurgie étaient fermées partiellement, donc là, ils ont décidé de fermer complètement une unité [et] rouvrir les deux autres unités à pleine capacité en rapatriant tous les professionnels en soins sur deux unités seulement au lieu de trois, avance Karine D’Auteuil.

De ce qu’elle comprend, tous les professionnels qui ont un poste au 7e nord vont être déplacés sur les deux autres unités qui restent ouvertes.

De son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais indique par courriel qu'il n'y a aucune fermeture de lits pour le 7 nord n’est prévue pour le moment. Cependant, le manque de main-d'œuvre pourrait changer la donne.

« Toutefois, considérant le manque de main-d’œuvre en lien avec des employés non vaccinés et les structures de postes fragiles, il est possible qu'il y ait des fermetures de lits. Aucune orientation finale n'a été prise. Les orientations seront prises selon le plan de contingence qui est actuellement en cours de discussion. »

— Une citation de  CISSS de l’Outaouais

Une situation inquiétante, dit Action Santé Outaouais

Pour le président d’Action Santé Outaouais, Denis Marcheterre, la fermeture d’un service est toujours inquiétante pour les patients, mais dit néanmoins comprendre que le CISSS de l'Outaouais n’a pas beaucoup de marge de manœuvre dans ce contexte de pénurie de main-d'œuvre.

S’il faut fermer un service pour garder deux services en vie, dans cette perspective-là, faisons-le effectivement, plutôt que de garder trois services qui vont boiter, estime M. Marcheterre.

Portrait de Denis Marcheterre, se tenant debout sur le trottoir.

Denis Marcheterre, président d'Action Santé Outaouais

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Ce dernier continue toutefois de critiquer les coupures de services dans le réseau de la santé en Outaouais et dit espérer une révolution dans le milieu.

Il n’y a plus grand-chose à dire, on est rendu là. Le mot "temporaire" qu’on utilisait au début de l’été pour [parler des] mesures aux urgences et ailleurs est devenu très très élastique et de plus en plus permanent. C’est peut-être ça qui est préoccupant, on continue à couper et à couper dans les services parce qu'on a plus le choix . À un moment donné, il faudra cesser de faire ça et procéder à la révolution dont on parle, dit-il.

Invité à préciser ses propos sur le manque de main-d'œuvre liée aux employés non vaccinés et la possibilité d'une fermeture de lits, le CISSS de l'Outaouais indique qu'il pourra répondre à toutes [nos] questions lors du point de presse lundi.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil et Laurie Trudel

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