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Le recours collectif au nom des résidents du CHR va de l’avant

Chambre d'hôpital.

Une chambre au Centre hospitalier Restigouche, à Campbellton au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Le recours collectif au nom des résidents du Centre hospitalier Restigouche – l'hôpital psychiatrique de la province – contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le Réseau de santé Vitalité reçoit le feu vert des tribunaux. Cette décision ouvre la porte à un éventuel procès.

La demande de recours collectif réclamait initialement un demi-milliard de dollars en dommages et intérêts, mais le montant des dédommagements sera établi par les tribunaux.

Toutes les personnes qui ont été admises ou qui ont résidé au Centre hospitalier Restigouche entre le 1er janvier 1954 et aujourd’hui, et qui étaient toujours en vie en date du 24 mai 2017, sont automatiquement inscrites au recours collectif, à moins de choisir de se retirer.

Selon la firme d'avocats torontoise à l'origine de cette poursuite, Koskie Minsky LLP, des milliers de personnes pourraient être indemnisées.

Négligence et maltraitance systémique, selon la poursuite

Il est frappant pour la Cour de voir que les problèmes qu’avait le Centre hospitalier Restigouche dans les années 1950 et 1960 sont presque exactement les mêmes que ceux mis en lumière dans le rapport de l'ombudsman en 2019, écrit la juge en chef de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick, Tracey K. DeWare, dans une décision rendue vendredi.

En dépit du fait que des millions de dollars ont été dépensés et que d’innombrables experts ont évalué la situation et fait des recommandations, les mêmes problèmes continuent de toucher le CHR, écrit Tracey K. DeWare. Peut-être qu'un recours collectif réussira là où d'autres mesures ont, à ce jour, échoué.

Dans sa décision, la juge explique que les participants au recours comptent parmi les personnes les plus vulnérables de la société [...] il ne fait aucun doute que la majorité d'entre elles n’auraient jamais eu les moyens ni l’appui nécessaire de mener cette action en l’absence d’un recours collectif.

C’est un jugement avec des mots très forts. Nous sommes heureux de voir que la Cour comprend la gravité de la situation, s’exclame James Sayce, l’un des avocats de la firme torontoise Koskie Minsky LLP, vendredi.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le Réseau de santé Vitalité peuvent encore porter la décision de la juge Tracey K. DeWare en appel.

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