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Chronique

Journée nationale de la vérité et de la réconciliation : la souligner comme immigrant

Chandail orange pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

«Ne jugez pas ..., Tout enfant compte», peut-on lire sur ces chandails oranges qui soulignent la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marie Yambayamba

C’est dans le rôle de l’immigrant que j’ai célébré la toute première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre. J’ai surtout cherché à me camper moi-même entre les deux protagonistes dans cette célébration.

Historiquement, je n’ai rien à voir avec le passé que le Canada a forgé avec ses nations autochtones ni avec l’histoire tragique et douloureuse des pensionnats et de leurs séquelles.

Ni moi ni mes ascendants n'avons directement participé à la dépossession culturelle et psychologique dont des enfants autochtones ont été victimes pendant des générations.

Comme Canadien, je crois cependant pouvoir contribuer, à ma façon, à la reconnaissance et la réparation de ce lourd héritage. J’ai commencé ce travail depuis que j’en ai pris conscience.

Dans les différents coins du Canada où j’ai été, j’ai souvent eu l’impression que la police et la communauté générale avaient tendance à traiter les Autochtones comme des gens à part.

Les lois adoptées et les engagements des gouvernements qui se sont succédé à la tête du Canada et des provinces m’ont confirmé qu’il s’agissait de bien plus qu’une impression.

Un malaise profond entache l’histoire du pays avec sa population autochtone. J’y suis pris, mais ma part est d’abord d’écouter les protagonistes.

L’écoute, c’est pour mieux comprendre les enjeux. C’est un pas que j’aurai bien franchi dans la foulée de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Bien davantage qu’auparavant, j’en ai appris beaucoup dans les témoignages et les revendications des survivants de pensionnats pour Autochtones et des membres de communautés autochtones.

J’étais aussi rassuré d’entendre des représentants de gouvernements et des églises présenter leurs excuses et promettre de corriger les erreurs du passé.

Le décor est planté. Chacun doit faire son travail et je ne veux pas jouer au juge.

La pluralité des communautés canadiennes représente à mes yeux, malgré tout, un modèle dans lequel je crois trouver ma place.

Dans les communautés autochtones, je vois aussi des aspects de la culture africaine d’où j’ai émergé et qui ne m’a vraiment jamais quitté.

La vérité et la réconciliation se jouent, selon moi, dans l’effort individuel et communautaire d’arrimer cette double réalité. C’est, à mes yeux, le projet d’un Canada uni, diversifié et fort.

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