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Maladie de Lyme : les résultats d’une recherche bromontoise prometteurs

Photo non datée du U.S. Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les tiques à pattes noires sont activent dès que la neige fond et elles peuvent transmettre la maladie de Lyme.

Photo : The Associated Press / James Gathany

Radio-Canada

Une équipe de recherche de l'Université de Montréal basée à Bromont aurait administré avec succès un traitement contre la maladie de Lyme à des rongeurs.

Cette découverte est le résultat de la troisième phase d'un projet dans le cadre duquel l'équipe avait, en premier lieu, testé ce traitement en laboratoire. Une deuxième phase a été déployée à Farnham, dans un milieu contrôlé. Enfin, à Bromont, les chercheurs ont mis ce traitement à l'essai dans un milieu urbain.

Le projet Bromont, qu'on réalise depuis deux ans maintenant, teste cette approche-là dans le contexte d'une ville qui vit avec cette problématique de risque de maladie de Lyme, donc de tiques présentes dans l'environnement et de plusieurs personnes qui tombent malades chaque année, explique la professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal Cécile Aenishaenslin.

Pour ce faire, l'équipe de chercheurs a traité, lors des étés 2019 et 2020, 10 sites à travers la ville. Les analyses visaient par la suite à déterminer si, après une année de traitement, la proportion de tiques infectées par la maladie de Lyme était plus basse qu'avant le traitement.

C'est effectivement la tendance qu'on observe après deux années de traitement. Par contre, il faut prendre en considération qu'en 2020, il y a eu beaucoup moins de tiques partout au Québec en raison de conditions environnementales moins favorables à leur prolifération. [...] On a donc poursuivi notre collecte de tiques en 2021 pour vraiment confirmer hors de tout doute que ce qu'on observe est bel et bien un effet du traitement, précise Mme Aenishaenslin.

La méthode de travail des chercheurs consiste à attirer des rongeurs à l'aide de beurre d'arachide contenant un échantillon du traitement en question.

Par ailleurs, selon la professeure et ses collègues, la proportion des tiques infectées par la maladie de Lyme tend à augmenter. Dans la région bromontoise, en 2019, 10 % des tiques pouvant porter la maladie de Lyme étaient infectées. En 2020, cette proportion aurait grimpé à 16 %.

Ce projet est mené par l’Université de Montréal, en collaboration avec l’Agence de la santé publique du Canada, la Direction de santé publique de l’Estrie, et le Cégep de Saint-Hyacinthe. La Ville de Bromont, quant à elle, accueille les chercheurs sur son territoire et finance en partie le projet, de même que la MRC de Brome-Missisquoi.

On savait qu'il y avait des tiques à Bromont, on a 140 kilomètres de sentiers dans nos collines ici et on voyait qu'il y avait un problème. Un de mes conseillers municipaux avait entendu parler de cette étude-là, donc c'est comme ça qu'on s'est impliqués et on en est très fiers, indique le maire de la municipalité, Louis Villeneuve.

Celui-ci souhaite d'ailleurs continuer d'appuyer financièrement l'équipe de chercheurs, mais aimerait que d'autres acteurs se joignent à lui.

Je pense aussi qu'on ne peut pas demander à une seule municipalité de payer la majorité des frais de cette étude. Les tiques ne sont pas une exclusivité de Bromont. [...] Je lance un appel aux autres paliers de gouvernement pour qu'on puisse investir de l'argent pour poursuivre ce projet, a ajouté le maire.

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