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Elsie Basque honorée par l’Université Sainte-Anne

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La sculpture d'Elsie Basque a été réalisée par l'artiste Kevin Comeau.

Photo : CBC

Radio-Canada

Survivante des pensionnats pour autochtones, Elsie Basque a encouragé les Autochtones de la Nouvelle-Écosse et d’ailleurs à être fiers de leur héritage. L’Université Saint-Anne lui a rendu hommage mercredi.

L’Espace Elsie Basque a été inauguré à la Bibliothèque Louis-R.-Comeau avec en son centre une sculpture en argile à l’effigie d’Elsie Basque intitulée Une femme de nombreuses premières, créé par l’artiste Kevin P. Comeau. 

La cérémonie a eu lieu dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Le recteur de l’Université Saint-Anne, Allister Surette, a souligné que cet hommage avait pour objectif de bâtir des ponts avec les Premières Nations de la région. 

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Le recteur de l'Université Sainte-Anne Allister Surette a dévoilé le nouvel espace Elsie Basque à la bibliothèque Louis.-R.-Comeau.

Photo : Facebook/Université Sainte-Anne

Elsie Basque est née en 1926 à Hectanooga dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Elle a fréquenté pendant trois ans à l’école résidentielle de Shubenacadie. Des années plus tard, elle a obtenu un brevet d’enseignement et a été la première femme mi’kmaw en Nouvelle-Écosse à enseigner dans une école non autochtone de l’île du Cap-Breton.

M. Surette a souligné les liens très forts avec l’Acadie qu’entretenait la famille d’Elsie Basque qui vivait dans la région de Clare.

L’éducation comme voie vers un meilleur avenir

La fille d’Elsie Basque, Marcelle Simon, a raconté comment son grand-père cumulait différents emplois pour offrir une meilleure vie à ses enfants.

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La fille d'Elsie Basque, Marcelle Simon, était émue et souriante lors du dévoilement de la sculpture en l'honneur de sa mère.

Photo : CBC

Ils habitaient dans le bois. Ils n’avaient pas l'eau courante. Ils n’avaient même pas un puits, ils allaient à la source. Ils vivaient complètement de la terre, raconte-t-elle.

Le père d’Elsie Basque était convaincu qu’une éducation lui permettrait de travailler avec sa tête et pas avec ses mains. C’est pourquoi il l’a inscrite à l’école résidentielle de Shubenacadie lorsqu’elle a atteint sa huitième année. Trois ans plus tard, elle était toujours en huitième année et c’est alors que son père a décidé de la confier aux Sœurs de la charité à l’Académie du Sacré-Cœur de Meteghan.

Un ami de la famille, Édouard LeBlanc, se rappelle que lorsque les autorités sont venues pour chercher Elsie Basque pour sa quatrième année au pensionnat, ils ne sont pas parvenus à savoir où elle était.

Son père savait que sa fille était très intelligente et n’acceptait pas qu’après trois années résidentielles, elle n’ait pas dépassé la huitième année, explique-t-il.

Après son passage au pensionnat de Shubenacadie, Elsie Basque a souffert de terreurs nocturnes, selon sa fille, mais cela ne l’a pas empêchée de développer un amour pour l’éducation.

Elle a enseigné par la suite à l’Académie Sacré-Cœur et se faisait un devoir d’inspirer les jeunes mi’kmaq, à les rendre fiers de leur culture et à les encourager à devenir ce qu’ils voulaient.

« C’était devenu sa devise : tu peux être ce que tu veux. »

— Une citation de  Marcelle Simon, fille d’Elsie Basque

Elle a également enseigné aux enfants de la communauté de Shubenacadie et aussi aux États-Unis où elle a vécu quelques années.

Un honneur mérité

Elsie Basque a reçu l’Ordre du Canada en 2010, en plus de recevoir de nombreux doctorats honorifiques et prix jusqu’à son décès en 2016 à l’âge de 99 ans.

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Elsie Basque a reçu un doctorat honorifique de l'Université Sainte-Anne.

Photo : Université Sainte-Anne

Selon Édouard LeBlanc, qui a assisté à la cérémonie de l’Université Saint-Anne de mercredi, elle a continué à défendre les droits des autochtones même après avoir déménagé aux États-Unis.

Elle a continué à revendiquer les droits des autochtones aux États-Unis. C’était une femme formidable, se remémore-t-il.

Elsie Basque a également témoigné lors des audiences de la Commission de la vérité et réconciliation du Canada. Il se rappelle l’avoir écoutée raconter son histoire pendant plus d’une heure. Il se rappelle d'une femme sereine malgré tout.

Elle avait le désir d'être un exemple pour sa descendance. Que ce soit sa descendance de sa nation ou sa descendance des Acadiens qui ont toujours été amis avec les [Mi’kmaq], souligne M. LeBlanc.

Avec des informations de CBC et de l’émission La Mouvée d’ICI Acadie 

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