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Plusieurs réclament plus d’action de la Ville d’Ottawa sur la réconciliation

Plan d'action sur la réconciliation : le conseil municipal d'Ottawa recevra une mise à jour en octobre sur les progrès réalisés jusqu'à présent.

Une femme autochtone joue du tambourin devant l'édifice du Parlement à Ottawa.

Un rassemblement national, organisé par l’Indigenous Arts Collective of Canada, se tient jeudi sur la colline du Parlement. Une marche est prévue pour midi vers le parc de la Confédération, où vont se tenir des spectacles jusqu’à 17 h. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

L'aînée anichinabée Claudette Commanda se souvient de l'annonce par le maire d'Ottawa du plan de réconciliation de la Ville il y a plus de trois ans.

Alors que le pays célèbre sa première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Mme Commanda indique vouloir plus d'action au niveau municipal.

C'est encourageant de savoir que certaines mesures ont été adoptées, mais il reste encore beaucoup de travail à faire, a déclaré Mme Commanda.

En février 2018, le conseil municipal a approuvé un plan d'action pour la réconciliation en réponse aux appels à l'action lancés par la Commission de vérité et réconciliation.

Le plan de la Ville présentait 14 initiatives autour des thèmes de la culture, de l'emploi, des services à l'enfance, de l'éducation et de la sensibilisation.

CBC a demandé une mise à jour de ces initiatives, mais la responsable des relations avec les Autochtones à la Ville, Suzanne Obiorah, a déclaré qu'elle ne pouvait rien dévoiler pour le moment, car elle présentera cette mise à jour détaillée au conseil municipal en octobre.

Suzanne Obiorah en entrevue.

Suzanne Obiorah est responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Nous voulons réfléchir sur le plan et apprendre des domaines où nous avons vu des progrès, identifier les lacunes potentielles et travailler avec des collègues et la communauté, a déclaré Mme Obiorah.

Mme Commanda, qui est une Anichinabée de la Première Nation de Kitigan Zibi Anishinabeg, a déclaré que toute action liée à la réconciliation devrait toujours faire intervenir le peuple algonquin.

Elle a déclaré que changer le nom du pont Prince de Galles pour le pont Chef-William-Commanda, le nom de son grand-père, était un beau geste. Cependant, elle dénonce une entente immobilière avec les Algonquins de l’Ontario.

Une femme pose devant un pont.

Claudette Commanda devant le pont Chef-William-Commanda, à Ottawa

Photo : Radio-Canada / David Richard

Le projet des Algonquins de l'Ontario, un groupe reconnu aux niveaux provincial et fédéral pour négocier des revendications territoriales avec le gouvernement, et de leur partenaire Taggart créera une communauté durable de 45 000 habitants, appelée Tewin, dans la partie sud-est de la ville.

La Ville dit que cette entente fait partie de son plan sur la réconciliation, mais Mme Commanda a soutenu que l'accord exclut certaines Premières Nations algonquines.

Je crois qu'il est encore temps de passer une résolution sur cette question […] nous devons avoir notre mot à dire sur ce qui est lié au développement de nos terrains ici dans la ville d'Ottawa, a déclaré Mme Commanda.

Elle aimerait également voir plus de représentations algonquines dans la ville, sous la forme de plaques historiques et de statues d'anciens dirigeants.

« Parce qu'après tout, c'est notre terre natale, et nous continuons d'être ici. »

— Une citation de  Claudette Commanda

Besoin d'une action concrète

Lynn Gehl, qui est une Algonquine Anichinabée Kwe de la vallée de la rivière des Outaouais, a déclaré que la réconciliation devrait être dans un contexte de nation à nation, ce qui signifie pour elle un partage égal des terres et des ressources.

S'ils veulent faire quelque chose, ils peuvent faire quelque chose de concret et de réel, comme partager l'argent des contribuables qui provient des terres algonquines, a déclaré Mme Gehl.

Mme Obiorah a déclaré que la Ville a pris un engagement pour créer une ville et un lieu de travail sécuritaires, accueillants et inclusifs pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis.

Au moins 40 000 Autochtones vivant en milieu urbain y ont élu domicile, et nous avons un rôle important à jouer dans la manière dont nous démontrons notre engagement envers la réconciliation pour nos employés et le public, a déclaré Mme Obiorah.

Elle a souligné que la Ville offre de l’apprentissage culturel pour le personnel, comme des webinaires du Mois de l'histoire autochtone et l'accès à des séances d'apprentissage en ligne animées par des partenaires des communautés autochtones.

Mme Obiorah a déclaré que les spécialistes des relations autochtones travaillent avec le comité de travail autochtone pour coordonner les progrès du plan d'action de réconciliation et que les prochaines étapes seront décrites dans le rapport partagé le mois prochain.

Avec les informations de Robyn Miller

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