•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Élections municipales : des candidats aux convictions écologistes cachées?

Le soleil est caché par les feuilles d'un arbre.

Une vague de chaleur s'abat de nouveau en Alberta samedi et dimanche.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un mouvement non partisan et écologiste a convaincu plusieurs citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec de se présenter aux élections municipales. Les électeurs ne sauront toutefois pas pour autant de qui il s’agit.

Créé au printemps dernier, le réseau Vague écologiste au municipal se défend d’être un parti politique et n’obtient aucun financement. Ses militants souhaitent multiplier les candidatures vertes pour que la lutte contre les changements climatiques fasse partie des priorités des conseils municipaux.

L’organisation explique que le palier municipal dispose de plusieurs leviers pour instaurer des politiques sur le transport et l’aménagement du territoire, deux secteurs clés dans la lutte aux changements climatiques.

À l’échelle provinciale, 56,3 % des élus remportent leur siège sans avoir eu d’adversaire. Cela nuit aux échanges d’idées et à la démocratie, selon la coordonnatrice de la Vague écologiste au municipal, Marie-Ève Southey. Si, cet automne, ces personnes-là se retrouvent en poste, ça va vouloir dire qu’à travers le Québec, il va y avoir de manière disséminée une volonté de transformer nos manières de faire au municipal.

Présents dans sept municipalités de la Mauricie et du Centre-du-Québec, ces militants ont convaincu neuf candidats de se lancer dans la course, dont trois à Trois-Rivières. Tous trois refusent toutefois de déclarer publiquement leur affiliation au réseau écologiste. S’ils ont à cœur l’environnement, ils craignent que cette étiquette nuise à leur campagne.

Il y a aussi dans certaines villes une culture très anti-partis politiques au municipal où ce n’est pas du tout dans les meurs d’avoir des partis, ajoute Marie-Ève Southey.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Marie-Claude Gaudet, elle, a choisi de s’affilier à la Vague écologiste au municipal, et ce, publiquement. Elle sollicite un siège de conseillère dans le district des Montagnes, à Shawinigan.

Celle qui a été conseillère à Sainte-Geneviève-de-Batiscan et qui s’est présentée pour le Parti vert du Canada aux dernières élections fédérales reconnaît qu’il peut être difficile de parler d’enjeux environnementaux aux électeurs.

Le visage de Marie-Claude Gaudet.

Marie-Claude Gaudet était la candidate du Parti vert dans Saint-Maurice-Champlain, aux dernières élections fédérales.

Photo : Gracieuseté de l'équipe de la candidate

Elle ignore comment envoyer un message électoral positif alors que l’humanité est confrontée à une crise climatique.

Les enjeux environnementaux sont présents, c’est une réalité.

Une citation de :Marie-Claude Gaudet, candidate aux élections municipales

C’est difficile de l’approcher d’une façon positive, donc je sais qu’il y a certains candidats qui préfèrent tout simplement ne pas aborder le sujet de front, mais dans mon cas, c’est la raison pour laquelle on m’a approchée, raconte-t-elle.

Pour le conseiller sortant dans le district des Rivières, à Trois-Rivières, Claude Ferron, les candidats écologistes devraient montrer leur couleur avant qu’il ne soit trop tard. La difficulté en politique, c’est que si tu es trop direct ou trop extrême, tu es catégorisé malheureusement. Et c’est ça qui est paradoxal avec les changements climatiques, c’est un événement extrême.

La Vague écologiste au municipal incite quand même les candidats qui ne souhaitent pas révéler leur affiliation à mettre de l’avant leurs engagements environnementaux tout au long de la campagne.

Avec les informations de Jacob Côté

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !