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Une journée pour réfléchir et apprendre sur l’histoire des Autochtones

Des personnes réunies devant le Parlement, à Ottawa.

Un rassemblement est prévu, jeudi, sur la colline du Parlement (archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Plusieurs activités sont organisées à Ottawa et en Outaouais afin de commémorer la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Ce jour-là est important pour pouvoir ouvrir la discussion sur les séquelles des pensionnats [pour Autochtones] et aussi pour célébrer les survivants, mais aussi pour prendre un moment afin de commémorer les enfants qui ne sont pas revenus de ces écoles, a expliqué Jennifer Brazeau, Anichinabée, membre de la communauté de Kitigan Zibi et directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, en entrevue au Téléjournal Ottawa-Gatineau.

Mme Brazeau a une pensée particulière pour tous les membres de sa famille et pour sa communauté.

C'est un enjeu qui a touché notre famille. Ça touche quand même la majorité des Autochtones, alors c'est un moment pour pouvoir réfléchir aussi sur les effets de ces écoles sur ma famille et de voir comment on peut continuer à guérir, à la fois individuellement, mais aussi en tant que communauté, pour pouvoir avancer en santé ensemble.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière à Joliette, Jennifer Brazeau.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Lanaudière à Joliette, Jennifer Brazeau (archives)

Photo : Crédit : RCAAQ

Selon la directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, il existe un réel vouloir de la part de la population québécoise et canadienne de s’attaquer à ces questions-là.

Il y a un vouloir d'apprendre plus, de connaître plus sur cette histoire, dit-elle, invitant la population à en faire aussi un enjeu politique prioritaire. C'est une autre façon [...] de soutenir la cause, de dire à vos représentants politiques que c'est un enjeu qui vous concerne et [sur lequel vous voudriez] voir de l'action.

Mais jeudi, elle invite la population à profiter de cette première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation pour en apprendre davantage sur la culture et l’histoire des Premières Nations.

Je pense que l'une des façons [d’être un] allié à la cause, c'est de s’éduquer, de prendre un moment, peut-être de voir un documentaire sur ce sujet-là, de lire le rapport de la Commission de vérité et réconciliation... On a aussi plusieurs organismes et entreprises qui vendent des chemises orange en soutien de cette cause-là. Ça serait intéressant que le monde le porte et qu'il ouvre la discussion sur les séquelles et la réalité des pensionnats [pour Autochtones].

Le 30 septembre coïncide avec la Journée du chandail orange, qui rend hommage à l’histoire de Phyllis (Jack) Webstad, une ancienne élève du pensionnat qui s’est vu retirer son chandail orange lors de son premier jour au pensionnat.

Le chandail orange est devenu, aujourd’hui, un symbole du souvenir de tous les enfants autochtones qui ont été retirés de leur famille pour être placés dans des pensionnats pour Autochtones.


Voici plusieurs activités, organisées jeudi, à l'occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation :

À Ottawa

Colline du Parlement

Des souliers entourant la flamme symbolique.

Des chaussures bordent le bord de la flamme du centenaire sur la colline du Parlement à la mémoire des enfants dont les restes auraient été retrouvés près de l'ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Un rassemblement national, organisé par l’Indigenous Arts Collective of Canada, se tient dès 9 h, avec des discours, puis une marche prévue à midi jusqu’au parc de la Confédération, où se tiendront des spectacles jusqu’à 17 h. Pour en savoir plus, visitez le site Web Remember Me (Nouvelle fenêtre).

Cimetière Beechwood

La Société de soutien s'est associée à l'Assemblée des sept générations, au Projet du cœur et au Cimetière Beechwood pour organiser une journée d'éducation, de réflexion et d'action en faveur de la réconciliation, du lever au coucher du soleil.

L’événement comprend une visite guidée de 45 minutes sur l’histoire de la réconciliation, une projection en plein air des films Spirit Bear et Children Make History et une exposition publique de tuiles créées par des jeunes de tout le Canada pour rendre hommage aux survivants des pensionnats. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du site Internet du Cimetière Beechwood (Nouvelle fenêtre).

Ville d’Ottawa

Toute la semaine, la Ville a organisé plusieurs activités pour marquer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Jusqu’au 1er octobre, le Centre national pour la vérité et la réconciliation propose une programmation en ligne de courtes vidéos suivies de conversations avec des aînés, des gardiens du savoir, des survivants et des enfants de survivants des pensionnats. L'inscription se fait sur Eventbrite. (Nouvelle fenêtre)

Hôpital d’Ottawa

Une carte situant l'Hôpital d'Ottawa.

L’Hôpital d’Ottawa tient une cérémonie, jeudi, à 9 h, à l’angle des promenades Drive et Birch.

Photo : Gracieuseté/Hôpital d'Ottawa

L’Hôpital d’Ottawa tient une cérémonie, à 9 h, à l’angle des promenades Drive et Birch, pour rendre hommage à la terre ainsi qu’aux peuples autochtones pour leur contribution, leur culture et leur savoir traditionnel. La cérémonie est dirigée par Fred MacGregor, un formateur et gardien du savoir traditionnel de la Nation algonquine Anishinabeg et membre de la communauté Anishinabeg de Kitigan Zibi, avec plusieurs prestations d’artistes.


En Outaouais

Maison du citoyen

La façade de l'hôtel de ville de Gatineau.

La Maison du citoyen de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada

Si la journée de jeudi est une journée normale d’opérations pour la Ville, le drapeau de la réconciliation flottera à la Maison du citoyen.

Musée canadien de l'histoire

Le musée vu de l'extérieur.

Le Musée canadien de l’histoire, à Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Le Musée offre une occasion d'en apprendre davantage sur les conséquences des pensionnats, ainsi que sur les divers récits, les cultures dynamiques et les expériences actuelles des peuples autochtones.

À souligner : la nouvelle expovitrine Raviver –  Tradition, modernité et transformation de cultures autochtones, réalisée par les stagiaires du programme de stages destinés aux Autochtones 2019, qui sera présentée dans le salon Quatre Saisons du Musée jusqu'en août 2022.

Le CINÉ+ offre une projection spéciale du film Innu Nikamu : chanter la résistance, à midi et à 15  h  30.

L’entrée du Musée est libre, mais il est nécessaire de réserver en ligne.

Maniwaki

Le Centre d’amitié autochtone de Maniwaki présente un stand avec des affiches en lien avec les pensionnats pour Autochtones aux Galeries Maniwaki. Au programme : discussions et échanges.

Centre culturel Kitigan Zibi Anishinabeg

Danseurs et tambours s'activent à 14 h 15. Une marche débute à 15 h jusqu'au centre Ode Widokazowin, en présence de survivants des pensionnats pour Autochtones.

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