•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

30 septembre non férié en C.-B. : des dirigeants autochtones déçus

Caroline Pollard regarde de côté, à l'extérieur, près d'un arbre.

Caroline Pollard, une survivante de la rafle des années 60, dit que toute la nation devrait avoir la chance d'apprendre et de réfléchir le 30 septembre.

Photo : Susana Da Silva/CBC

Radio-Canada

Des dirigeants autochtones appellent à faire du 30 septembre un jour férié en Colombie-Britannique, afin que davantage de personnes puissent prendre le temps de réfléchir aux conséquences de la colonisation. C’était également l’appel à l’action numéro 80 de la Commission de vérité et réconciliation en 2015.

Caroline Pollard, survivante Nisga'a de la rafle des années 60, déplore le fait que beaucoup de personnes ne pourront pas marquer la journée correctement, car elles seront au travail. Bien qu’elle puisse prendre personnellement sa journée, elle sait que cela n’est pas une option pour tout le monde.

« Je crois que l'ensemble du Canada devrait avoir l'occasion de profiter de cette journée et d'en apprendre davantage. »

— Une citation de  Caroline Pollard, survivante Nisga'a de la rafle des années 60

Caroline Pollard remarque que beaucoup des jours fériés actuels au Canada sont problématiques pour les Autochtones, car ils sont enracinés dans le christianisme et sont le produit de la colonisation.

Le 30 septembre n'est pour l’instant un jour férié que pour les employés du gouvernement fédéral et les lieux de travail sous réglementation fédérale. En Colombie-Britannique, le gouvernement conseille au secteur public provincial et aux écoles de fermer.

Un jour férié à l’avenir en C.-B.?

Murray Rankin, ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation, a déclaré que le gouvernement discute avec les dirigeants autochtones, les survivants et leurs familles pour reconnaître officiellement la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à l'avenir.

Robert Joseph pose souriant pour la photo en chemise à palmiers.

Robert Joseph est l'un des quelque 150 000 enfants qui ont subi des années d'abus, d'isolement et de traumatisme dans les pensionnats pour Autochtones.

Photo : Site : Réconciliation Canada

Pour le chef Robert Joseph de la Première Nation Gwawaenuk, il est vraiment important que les Canadiens se souviennent que nous avons cette histoire commune qui a créé toutes sortes de souffrances humaines, de pertes et de dommages.

« Quel que soit le jour ou la date du jour férié, ce sera le jour où nous pourrons nous demander des comptes. »

— Une citation de  Robert Joseph, survivant des pensionnats pour Autochtones

Ce survivant d’un pensionnat pour Autochtones explique que le Canada ne pourra jamais être à la hauteur de ses aspirations de devenir une société juste et équitable tant qu'il ne fera pas face à son histoire.

D’après les informations de Kiran Singh

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !