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L’industrie forestière souhaite une discussion de fond sur la gestion des terres publiques

Deux hommes assis à une table discutent devant des micros.

Le président du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), Jean-François Samray, était l'invité du Cercle de presse du Saguenay mercredi.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Radio-Canada

Le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), Jean-François Samray, croit qu’une discussion s’impose entre les différents utilisateurs de la forêt pour réduire les tensions entourant la gestion des terres publiques.

Jean-François Samray constate que de plus en plus de membres de son organisation vivent des conflits d'usages sur les terres publiques. Invité au Cercle de presse du Saguenay mercredi, il est revenu sur l’annulation, par le gouvernement du Québec, des coupes forestières le long de la rivière Péribonka.

Le CIFQ souhaite être présent aux tables de discussions qui seront mises en place pour déterminer le niveau de protection du territoire de la rivière Péribonka. Il craint que le gouvernement ait créé un précédent avec ce dossier. Ce que j'ai reçu comme message du gouvernement et comme ils l'ont dit en conférence de presse, et vous avez vu leur communiqué, c'est qu'il va y avoir une discussion avec les gens du milieu local qui va se faire. On a dit qu'on voulait être présent, mais par dessus tout, c'est aux industriels présents à y être, tout comme aux citadins, tout comme aux gens de la région qui y habitent, a-t-il annoncé.

Des tensions

Quant aux tensions qui peuvent surgir entre les industriels et les locataires des terres publiques, le PDG du Conseil de l’industrie forestière rappelle que c’est le gouvernement qui attribue les territoires de coupe aux scieries.

À un moment donné, je pense qu'il y a des choses qui vont devoir faire partie d'une grande discussion et de faire un rappel, à savoir où commencent les droits de l'un et où commencent les droits de l'autre, qu'est-ce qui est inclus dans un bail. Je pense que c'est fondamental, a souligné Jean-François Samray.

Il réagissait à une histoire rapportée mercredi matin par Le Quotidien, à l'effet que le projet d’aire protégée le long de la rivière Péribonka et la forte médiatisation du dossier créent des frictions entre des villégiateurs et les entreprises forestières.

Dans une entrevue mercredi matin lors de l'émission C'est jamais pareil, le directeur général de la Scierie Girard, Jean-Pierre Girard, déplorait l’attitude d’un propriétaire de chalet non loin d’un territoire de coupe de l’entreprise. Selon le patron de la scierie, des gens menacent d’alerter les médias et les groupes de pression pour faire cesser des opérations forestières pourtant déjà autorisées par les autorités gouvernementales.

Avec ce qui s'est passé, tout de suite deux semaines après, il y a eu une protection administrative sur un secteur le long de la Péribonka et les gens s'essaient encore en disant : "On va appeler dans les médias, on va faire participer les Autochtones à notre démarche". Lui parlait même d'aller en cour pour la dévaluation de son chalet pour, finalement, un chemin existant qui ne passe même pas dans sa cour, a-t-il dénoncé.

De la prévisibilité demandée

Par ailleurs, le Conseil de l’industrie forestière plaide toujours pour que ses membres puissent mieux prévoir les approvisionnements dont ils disposeront pour répondre aux besoins du marché. Ceci devrait passer par une réforme en profondeur du régime forestier, dont la mouture actuelle n'a pas répondu aux attentes selon lui. Il a rappelé que le régime de 2013 devait permettre de combattre le protectionnisme américain.

Jean-François Samray a aussi expliqué que les détaillants de bois ont changé leur façon de faire au cours des derniers mois en commandant plus tôt auprès des entreprises forestières pour s'assurer que le bois québécois trouve d'abord sa place dans les quincailleries québécoises, plutôt que d'être exporté aux États-Unis. Ceci a contribué à rétablir le marché, a-t-il affirmé.

Avec des informations de Claude Bouchard et Nicolas St-Pierre

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