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Des conseils scolaires francophones demandent le retour du traçage des cas positifs

Une enseignante surveille ses élèves pendant un exercice de vote fictif.

Le taux d'augmentation des infections chez les enfants âgés de 5 à 11 ans dépasse de loin celui des autres tranches d’âge.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Le Conseil Scolaire Centre Nord demande au gouvernement provincial de rétablir le plus rapidement possible le traçage des cas positifs d'infection au SRAS-CoV-2 dans les écoles. La mesure leur permettrait de connaître le nombre exact de cas et de ralentir la propagation du virus. D'autres conseils scolaires francophones y songent.

Le Conseil Scolaire Centre Nord (CSCN) veut plus de clarté. Ce mardi, il a demandé par lettre aux ministres de la Santé, Jason Copping, et de l'Éducation, Adriana LaGrange, que le gouvernement remettre en place le programme de traçage des cas positifs dans les écoles afin de réagir plus vite et d'éviter les éclosions.

Une initiative supplémentaire est nécessaire de la part du gouvernement, estime Tanya Saumure, présidente du CSCN. Elle espère ainsi mettre fin au climat d'incertitude qui plane dans les écoles.

On a commencé la rentrée sans mesures claires. Les conseils scolaires ne sont pas des professionnels de la santé. On aimerait avoir des mesures claires du gouvernement pour garder nos familles et notre communauté en santé, dit-elle.

Le retour du traçage des cas positifs dans les écoles leur permettrait d’obtenir un compte exact des cas et de savoir d'où ils viennent précisément.

Les conseils scolaires se disent dans une situation délicate. Lorsqu’on est informé d’un cas dans nos écoles, on est pris entre la responsabilité de protéger la vie privée de nos communautés et celle d’assurer une transparence, rajoute Tanya Saumure.

D'autres y réfléchissent

Les conseillers scolaires du FrancoSud étudient présentement la possibilité d’envoyer une lettre similaire aux ministres.

Pour sa part, la direction du Conseil scolaire nord-ouest estime que la situation est stable dans sa région et ne nécessite pas une telle mesure.

Réginald Roy, président du Conseil scolaire centre-est, soutient l'initiative du Conseil scolaire Centre-Nord qui pourrait rendre plus facile le travail des écoles. En septembre, deux de ses cinq écoles ont vécu une éclosion.

Avec le nombre de cas du variant et la pression mise sur notre système de santé, ça met beaucoup de stress sur notre administration. On reçoit des appels de gens qui disent qu’on ne va pas assez loin et d’autres qui disent qu’on va trop loin, explique-t-il.

Une main tient un petit instrument indiquant le résultat du test.

Le dépistage rapide dans les écoles a été annoncé par le gouvernement albertain en avril.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Des tests rapides disponibles

L'Association des enseignants de l'Alberta demande, elle, de rendre la vaccination des enseignants obligatoires et d’envoyer des tests rapides aux écoles.

La province a un stock de 980 000 tests rapides disponibles à la demande des écoles. La médecin des maladies infectieuses Leyla Asadi estime que cette ressource a été sous-utilisée en Alberta.

Ces tests rapides peuvent aider à identifier les individus qui ont la COVID-19, mais ne présentent pas de symptômes. Il est clair que les vaccins ne suffisent pas, dit-elle.

Ce débat surgit alors que l'augmentation du taux de nouveaux cas de COVID-19 chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, qui ne sont pas éligibles à la vaccination, dépasse désormais celui des autres tranches d’âge, selon les données de Service de santé Alberta.

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