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Pas question d’avoir des députés non vaccinés au Parlement, dit le chef du Bloc

Derrière un lutrin, Yves-François Blanchet s'adresse aux journalistes avec à l'arrière-plan des drapeaux du Canada et des provinces.

Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, estime que la « double vaccination » devrait être obligatoire pour les députés.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a un message bien simple pour chaque député qui voudrait siéger au Parlement en personne et qui n'est pas pleinement vacciné : « Reste chez vous! »

M. Blanchet a tenu ces propos mercredi lors de sa première conférence de presse dans l'enceinte parlementaire depuis la fin de la campagne électorale. Il souhaite que les libéraux convoquent les parlementaires dans les plus brefs délais et en personne seulement.

On est capables d'envoyer du monde dans un cinéma, on est capables d'envoyer du monde dans un parlement. [...] Aujourd'hui, quelqu'un qui est un élu [...] et qui dit : "Non, non, moi, je ne me fais pas vacciner", bien, reste chez vous, a-t-il déclaré.

En tout cas, ils ne devraient pas entrer dans le parlement, a-t-il précisé.

Lors de la campagne électorale, les libéraux, bloquistes et néo-démocrates ont tous indiqué que l'ensemble de leurs candidats étaient vaccinés. Seul le Parti conservateur du Canada a refusé de dévoiler le statut vaccinal de ses candidats pendant les élections.

La possibilité qu'il y ait des députés conservateurs non vaccinés soulève donc des questions liées à l'accès aux édifices, mais aussi au transport, puisque le vaccin sera bientôt requis pour les vols commerciaux et les trains interprovinciaux.

Déjà, les libéraux se montrent favorables à cette position du Bloc québécois, tout en indiquant qu'elle fera l'objet de discussions entre tous les leaders parlementaires des partis avant la reprise des travaux.

On croit que les députés qui décident d'entrer dans la Chambre des communes et dans les salles de comité devraient être pleinement vaccinés, à moins d'une exemption médicale. [...] C'est une question de sécurité pour tous les députés, leurs communautés et pour tout le personnel de la Chambre des communes, a indiqué Simon Ross, porte-parole du leader parlementaire du gouvernement.

Chose certaine, selon M. Blanchet, il est grand temps d'arrêter de débattre d'une formule hybride pour revenir au parlement. Il est tout à fait possible de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour permettre la tenue de travaux en personne, a plaidé le chef bloquiste.

« Les Canadiens et les Québécois ont élu 338 personnes dont le lieu de travail est la Chambre des communes, et c'est là que ça doit se passer. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Les règles de sécurité existent, elles sont validées, elles sont vérifiées, on sait que ça fonctionne, il faut s'en tenir à ça, a-t-il dit.

Là-dessus, M. Blanchet aura l'appui des conservateurs qui, eux, en ont assez de la formule hybride qui prévaut aux Communes depuis avril 2020. Mais il y aura de la résistance de la part des troupes néo-démocrates.

Si [le premier ministre Justin] Trudeau croit qu'il était assez sécuritaire de tenir des élections pendant la quatrième vague de la pandémie, il est assez sécuritaire pour la Chambre des communes de reprendre les séances en personne, a soutenu par courriel Axel Rioux, porte-parole du Parti conservateur.

Les Canadiens méritent un gouvernement qui rend des comptes à ses électeurs et c'est pourquoi les conservateurs n'appuieront en aucun cas un Parlement virtuel, a-t-il poursuivi.

Nous pensons qu'il est bénéfique de poursuivre certaines pratiques hybrides, en particulier en raison de la quatrième vague. Ces outils existent déjà et ont bien fonctionné au cours des derniers mois. Nous avons hâte d'en discuter avec les autres partis, a fait valoir pour sa part Alana Cahill, porte-parole du Nouveau Parti démocratique.

Le Bloc réclame un « rappel rapide du Parlement »

M. Blanchet s'est également inquiété du flou entourant le dévoilement du Conseil des ministres, prévu en octobre, et la reprise des travaux, qui est prévue avant la fin de l'automne.

Moi, ça m'a fait vérifier mes apprentissages d'école primaire, et l'automne finit le 21 décembre. C'est un petit peu inquiétant, a soutenu le chef du Bloc. Je pense qu'on pourrait commencer à travailler bien plus tôt que ça, a-t-il ajouté.

M. Blanchet suggère que les travaux reprennent au moment de l'assermentation des ministres, puisqu'après tout, c'est le même gouvernement, essentiellement, qui va se prolonger.

Il aimerait aussi que les députés s'entendent afin de reprendre les nombreux projets de loi en cours de la 43e législature là où ils les avaient laissés afin d'éviter d'avoir à passer de nouveau par tout le processus législatif.

Or, les projets de loi en suspens sont tous morts au feuilleton lors de la dissolution du Parlement. Le gouvernement libéral a déjà promis d'en redéposer certains dans les 100 premiers jours de son nouveau mandat.

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