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Crise climatique : vers un stationnement résidentiel payant à Vancouver dès 2022

Un parcomètre à Vancouver.

À partir de 2022, il est possible que le stationnement sur toutes les rues résidentielles de Vancouver soit payant la nuit.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Le 5 octobre, le conseil municipal de Vancouver doit se prononcer sur l'adoption du programme de stationnement en urgence climatique (CEPP) qui propose que le stationnement dans les rues résidentielles soit payant la nuit et qu'une taxe de pollution s'ajoute aux frais existants pour les permis de stationnement résidentiels. Le tout doit aider la Ville à atteindre les objectifs de son Plan d’action d’urgence climatique (CEAP).

Le but du CEAP est d’encourager les Vancouverois qui achètent de nouveaux véhicules à choisir des modèles moins polluants ou non polluants; d'éliminer l'obligation pour les développeurs immobiliers d'inclure un nombre minimum de stationnements dans les nouvelles constructions; et de financer des actions municipales en lien avec l’urgence climatique.

Les véhicules à moteur comptent pour 40 % des émissions de carbone à Vancouver, selon les autorités municipales.

Une taxe de pollution sur les permis de stationnement résidentiels

Pour réduire la pollution de 7 à 14 %, le CEPP recommande d'abord qu'une taxe annuelle de pollution s'ajoute aux permis de stationnement résidentiels. Cette taxe s'appliquerait uniquement aux véhicules polluants achetés à compter de 2023 qui émettent plus de 200 gr de CO2/km2.

Au prix du permis de stationnement résidentiel - 45 à 400 $ selon la zone- s'ajouterait 500 $ pour les véhicules qui émettent de 200 à 225 gr de CO2/km2 et 1000 $ pour ceux qui émettent plus de 225 gr de CO2/km2.

Le directeur des transports, Paul Storer, précise cependant que les véhicules existants (achetés avant 2023) ainsi que les véhicules spéciaux utilisés par les personnes à mobilité réduite ne sont pas concernés par ces nouveaux frais.

Un permis de stationnement nocturne dans les zones résidentielles

Le CEPP propose également l'adoption d'un permis de stationnement de nuit (minuit à 7 h) payant dans toutes les zones résidentielles de Vancouver.

Actuellement, il faut un permis pour stationner dans 10 % des rues résidentielles de la ville, selon M. Storer. La nouvelle mesure concernerait 90 % des zones résidentielles restantes.

Les visiteurs devront eux payer 3 $/nuit pour se garer dans ces zones. En journée, le stationnement resterait gratuit.

Un accueil froid

Les mesures proposées ont fait l’objet d’études auprès du public et des parties prenantes, comme les personnes à mobilité réduite, un groupe de travail sur le climat et l’équité ou encore des loueurs de véhicules, confirme Paul Storer.

Il reconnaît que l’engouement n’a pas été au rendez-vous puisque dans le sondage en ligne Talk Vancouver, auquel ont répondu environ 19 000  des plus de 631 486 Vancouverois, un quart s’est prononcé en faveur de la taxe de pollution et 16 % en faveur du permis nocturne payant.

Une carte de Vancouver montrant les zones de stationnement résidentiel payantes.

Les nouveaux permis de stationnement payant concernent les zones en blanc sur la carte.

Photo : Ville de Vancouver

Les répondants ont notamment invoqué le fardeau financier et la non-accessibilité de ces coûts pour les familles à revenus faibles.

M. Storer soutient cependant que le taux d'approbation des mesures ont augmenté dans le sondage de suivi, une fois que son équipe a donné plus de détails sur les mesures et précisé les exceptions.

Par exemple, il soutient que les propriétaires de la plupart des véhicules économiques - 100 % de ceux coûtant moins de 20 000 $ et 60 % de ceux compris entre 20 000 et 30 000 $ - n’auraient pas à payer de taxe de pollution.

Il note aussi que les foyers avec des revenus peu élevés bénéficieront d’un tarif de 5 $/an pour le permis de stationnement.

Enfin, l’administration recommande que les 44 à 72 millions de dollars engendrés par ces mesures jusqu’en 2025 puissent servir à financer des actions climatiques importantes comme l'amélioration des options de transport à moindre coût. Une consultation publique sur l'utilisation de ce montant devrait aussi avoir lieu.

Si ces recommandations sont acceptées par le conseil municipal lors de sa réunion du 5 octobre prochain, le programme pourrait entrer en vigueur début 2022.

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