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Denis Coderre craint que Montréal perde ses agences internationales

Denis Coderre et Valérie Plante sur scène.

Denis Coderre et Valérie Plante ont débattu pendant presque une heure, mercredi midi, au Centre Sheraton de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Le chef d'Ensemble Montréal, Denis Coderre, croit que la métropole québécoise risque de voir partir ses agences internationales si rien n'est fait pour les retenir.

À moins que Montréal arrive à consolider ses acquis, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), l'Association du transport aérien international (IATA) et l'Agence mondiale antidopage (AMA) pourraient plier bagage dans les prochaines années, a-t-il prévenu mercredi lors d'un débat avec son adversaire Valérie Plante.

Il y a un mouvement en ce moment, par exemple au niveau du gouvernement chinois, qui veut rapatrier des organisations internationales des Nations unies, a souligné Denis Coderre. Or, Montréal, qui héberge l'Organisation de l'aviation civile internationale, est une des huit villes onusiennes, a-t-il rappelé.

En ce qui concerne l'Association du transport aérien international, ses activités sont de plus en plus concentrées à Genève, a-t-il souligné, et si on ne s'en mêle pas, on va perdre l'Agence mondiale antidopage [...] parce que les Suisses n'ont jamais accepté qu'on l'ait gagnée, and so on.

Denis Coderre sur scène, tenant un micro à la main.

Denis Coderre, qui a été maire de Montréal de 2013 à 2017, tente un retour en politique active cette année.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

M. Coderre a partagé ses craintes devant le gratin économique et diplomatique de Montréal lors d'une joute oratoire organisée au Centre Sheraton par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Les échanges étaient modérés par le directeur du quotidien Le Devoir, Brian Myles.

En mêlée de presse après le débat, la mairesse sortante a reproché à son adversaire de discréditer le travail des Montréalais qui œuvrent jour après jour pour améliorer le sort de la métropole.

Ça a commencé par "Montréal est dangereuse, Montréal est sale, Montréal est sur le bord du gouffre financier, ça ne va pas bien", et là maintenant, c'est "Montréal va perdre ses sièges sociaux", a-t-elle soulevé.

Sérieusement, je ne comprends pas c'est quoi l'idée de dénigrer le travail des gens qui sont dans la salle ici et qui travaillent [...] pour s'assurer que les agences internationales [restent] à Montréal, a laissé tomber la cheffe de Projet Montréal.

Pour ou contre des JO à Montréal?

Par ailleurs, une ligne de fracture est apparue brièvement dans la position des deux candidats à la mairie par rapport à la candidature conjointe que le Comité olympique canadien (COC) souhaiterait déposer en vue d'organiser des Jeux à Toronto et à Montréal dans les années 2030.

Pendant le débat, Mme Plante s'est dite de prime abord en faveur du projet, tandis que M. Coderre a immédiatement rejeté la proposition, expliquant que Montréal avait déjà donné.

La cheffe de Projet Montréal a rectifié le tir après le débat, admettant avoir cédé à un excès d'enthousiasme. J’ai répondu ça, parce que moi, j’aime les Jeux olympiques, mais ce n’est pas dans cette direction que je veux amener Montréal, a-t-elle assuré.

Valérie Plante sur scène, tenant un micro.

Valérie Plante défendait mercredi son bilan et sa vision en matière de relations internationales.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Il s'agissait mercredi du deuxième débat de la campagne électorale. Un premier débat, sur le tourisme, avait donné le ton, jeudi dernier. D'autres auront lieu dans les prochaines semaines, dont celui de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), le 18 octobre.

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