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Des ambulanciers paramédicaux pour réduire les heures supplémentaires des infirmières

Une dizaine d'employés de la santé debout dans un hôpital.

Une quinzaine d'ambulanciers paramédicaux ont quitté leur ambulance pour travailler à l'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Depuis lundi, une quinzaine d'ambulanciers paramédicaux ont quitté leur ambulance pour travailler à l'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu. C'est une des solutions que le CISSS de la Montérégie-Centre a trouvées pour éliminer les heures supplémentaires des infirmières et une façon pour les ambulanciers paramédicaux de prouver qu'ils peuvent jouer un rôle élargi dans le réseau de la santé.

Arrivé à l'urgence avec son uniforme d'ambulancier paramédical, Cédric enfile la combinaison de protection de ses nouvelles collègues infirmières. Il se dirige vers une salle de l'urgence où il prend les signes vitaux d'une patiente âgée qui vient d'arriver.

Comme ambulancier paramédical, il peut faire une série de gestes névralgiques dans une urgence. En plus de prendre les signes vitaux comme la température et la glycémie, il peut installer l'oxygène et même épauler les préposés.

Cédric Rivière, ambulancier paramédical.

Cédric Rivière, ambulancier paramédical.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Ça donne des bras de plus. On aide autant les infirmières que les préposés parce que tout ce qui est habillement, c'est souvent la préposée qui le fait donc on aide dans plusieurs sphères de l'urgence.

Une citation de :Cédric Rivière, ambulancier paramédical, Ambulances Demers

Spécialistes des situations critiques, les ambulanciers paramédicaux ne sont pas désorientés par le rythme souvent effréné des urgences. C'est pour cette raison que le CISSS de la Montérégie-Centre a pensé faire appel à eux jusqu'en janvier.

April Fequet, directrice de l'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu, précise que leur apport est majeur pour combattre la surcharge de travail. On fait face à un manque de ressources. Comme département on a donc décidé de lancer des projets comme ça pour réduire la pression.

La gestionnaire affirme que ce genre de projets a même permis d'éliminer le fameux TSO, temps supplémentaire obligatoire. Même les médecins auraient revu leurs méthodes pour atteindre cet objectif et retenir les infirmières.

Dans notre urgence, le TSO n'est pas une option. Il n'y a pas de TSO dans notre urgence. On a décidé de se réorganiser.

Une citation de :April Fequet, directrice de l'urgence à l'Hôpital du Haut-Richelieu
April Fequet, directrice de l'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

April Fequet, directrice de l'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

L'ambulancier paramédical Marco Lavoie, qui suivait sa formation lundi est content de s'être porté volontaire. Partout le personnel nous accueille avec le sourire. J'ai l'impression qu'ils sont contents qu'on soit là.

Comme tous ses collègues, il précise que l'intervention est temporaire. Les quinze ambulanciers paramédicaux doivent en principe demeurer dans l'urgence jusqu'en janvier.

C'est un déploiement pour appuyer l'hôpital parce qu'ils font face à une crise, explique Sylvain Bernier, directeur des opérations et des ressources humaines d'Ambulances Demers. L'entreprise prête ses employés pour rendre service, mais aussi pour faire la preuve que les ambulanciers paramédicaux peuvent jouer un plus grand rôle dans le réseau de la santé.

On ne veut pas remplacer les infirmières ou les préposés de manière permanente, mais on veut démontrer que dans l'avenir on pourrait poser plus d'actes médicaux, explique Sylvain Bernier, directeur des ressources humaines des Ambulances Demers

Des propos repris par l'ambulancier paramédical Cédric Rivière. J'espère que ça va permettre aux gens de réaliser qu'on fait partie du réseau de la santé et qu'on peut contribuer plus à résoudre les problèmes.

L'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

L'urgence de l'Hôpital du Haut-Richelieu.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Deux autres établissements de la couronne de Montréal songent à faire appel à des ambulanciers paramédicaux aux urgences. Parce que partout le défi est le même. Réduire la pression et limiter le temps supplémentaire des infirmières pour éviter des ruptures de services.

Faire travailler des ambulanciers à l'urgence

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