•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le PDG du CHU préoccupé par un achalandage record

Martin Beaumont en entrevue dans un bureau orné de boiseries.

Martin Beaumont est PDG du CHU de Québec.

Photo : Radio-Canada

Chargement de l’image

Le grand patron des hôpitaux de Québec, Martin Beaumont, est extrêmement préoccupé par l’achalandage et le nombre d’enfants qui se présentent au CHUL depuis des semaines. Il soutient que c’est du jamais-vu pour les pédiatres et toutes leurs équipes qui montrent des signes d’épuisement préoccupants.

C'est sans aucun doute mon établissement actuellement le plus surtaxé en matière de temps supplémentaire obligatoire [TSO], lance Martin Beaumont.

De nombreux parents de la région se présentent à l’hôpital avec leur enfant en raison de virus respiratoires comme le virus respiratoire syncytial (VRS) ou des bronchiolites. Depuis la rentrée scolaire et le retour à la garderie, ce genre d'infections hivernales touche énormément de jeunes et beaucoup plus tôt qu’à l’ordinaire.

« Actuellement le réflexe communautaire c'est de dire on s'en va tous au CHUL. »

— Une citation de  Martin Beaumont, PDG du CHU de Québec

Le PDG du CHU rappelle que le CHUL est l’établissement dédié pour soigner les enfants les plus malades de la Capitale-Nationale et de tout l’est du Québec.

On oublie qu'on a un système de première ligne efficace aussi à certains égards dans la Capitale-Nationale, dit-il. C'est important d'aller voir son médecin de famille avec son enfant. C'est important aussi d'aller consulter dans les urgences de premières lignes avoisinantes.

On note une hausse de 32 % de la clientèle ambulatoire à l’urgence du CHUL pour août-septembre et de 50 % pour la pédiatrie. De plus, 31 % des civières sont occupées par de la clientèle pédiatrique, contre 20 % l’an dernier.

Le manque de personnel

S’il le pouvait, Martin Beaumont engagerait 500 infirmières et 200 infirmières auxiliaires demain matin. Mais la réalité est tout autre.

Le gestionnaire salue les incitatifs financiers du gouvernement pour attirer des travailleurs dans le secteur public, mais il est conscient que les travailleurs veulent de meilleures conditions pour concilier travail et famille.

La réorganisation du travail, depuis les quatre derniers mois, c'est le projet prioritaire du CHU de Québec, lance-t-il.

Martin Beaumont croit qu’il sera éventuellement possible d’éliminer le TSO. Mais les travailleurs devront être patients. Le PDG soutient qu’il faudra attendre jusqu’en 2023 pour que les horaires soient réaménagés dans les cinq hôpitaux du CHU de Québec.

« Le premier projet pilote de réfection des horaires commence en décembre au CHUL dans des endroits comme l'urgence, les soins intensifs et on a vraiment foi en ce projet-là.  »

— Une citation de  Martin Beaumont, PDG du CHU de Québec

L’objectif de l’administration du CHU est de donner une prévisibilité de six mois à ses travailleurs. Actuellement, les infirmières par exemple, connaissent leurs horaires quatre semaines à l’avance et les gestionnaires peuvent se permettre de chambouler leurs congés à leur guise. Martin Beaumont veut se débarrasser de cette pratique.

La menace de la COVID-19 plane toujours

Bien que le nombre d’hospitalisations en lien avec la COVID-19 soit peu élevé en comparaison avec les régions de Montréal et de Chaudière-Appalaches, la direction du CHU de Québec s’attend à une augmentation des cas au cours des prochaines semaines. Un plan de délestage a d’ailleurs été mis en place au cours de l’été.

« On s'attend à faire face à une augmentation des cas. »

— Une citation de  Martin Beaumont, PDG du CHU de Québec

On aime la situation actuelle. Je continue à toucher à du bois que ça continue à aller comme ça parce qu'actuellement les enjeux de main-d'œuvre sont tellement omniprésents que si on venait rajouter cette variable-là en plus d'augmentation des cas COVID, ça va nous amener à faire des choix qui sont difficiles à faire au niveau de délestage d'activités.

Actuellement, environ 88 % des activités normales ont lieu dans les cinq hôpitaux du CHU de Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !