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Volte-face d’un syndicat de la CTT sur la divulgation du statut vaccinal

Moins de 50 % des membres de la section locale 113 du SUT, le plus grand syndicat de la CTT, ont divulgué leur statut vaccinal.

Des ombres de personnes masquées devant une fenêtre à travers laquelle  on aperçoit un autobus de la CTT.

Le syndicat représente environ 12 000 employés des agences de transport, principalement à Toronto (archives).

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Le plus grand syndicat de la Commission de transport de Toronto (CTT) fait marche arrière et encourage désormais ses membres à divulguer leur statut de vaccination contre la COVID-19 à la direction.

Mardi, l'agence de transport a déclaré que le refus de le faire équivalait à une grève illégale.

Carlos Santos, président de la section 113 du Syndicat uni du transport (SUT), a déclaré dans un communiqué que le président-directeur général de la Commission de transport de Toronto, Rick Leary, a entendu haut et fort que l'approche de l'agence pour mettre en œuvre une politique de vaccination obligatoire pour les employés a échoué.

« Dans le cas de la politique de vaccination, l'échec du leadership de Leary a créé une crise inutile et malheureuse. D'autres agences de transport en commun ont géré cette question de manière réfléchie et raisonnable. »

— Une citation de  Carlos Santos, président de la section 113 du Syndicat uni du transport

M. Santos a ensuite exhorté les 12 000 membres du syndicat à divulguer leur statut vaccinal avant la date limite récemment révisée du 6 octobre. Ce message marque un net revirement par rapport à la position antérieure du syndicat, qui soutenait que les membres n'ont aucune obligation de fournir des renseignements médicaux personnels à la direction de la Commission de transport de Toronto.

Cette décision survient au lendemain du dépôt d’une requête de la Commission de transport de Toronto auprès de la Commission des relations de travail de l'Ontario (Commission des relations de travail de l'Ontario) visant à qualifier de grève illégale la directive de non-divulgation du statut vaccinal du syndicat à ses membres. L'agence de transport avait alors précisé que les communications de la section locale 113 du Syndicat uni du transport avec ses membres avaient entraîné un taux de divulgation terriblement bas du statut vaccinal des employés.

Rick Leary en point de presse.

Rick Leary, président-directeur général de la CTT (archives)

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Depuis le début de la pandémie, nous avons pris des mesures extraordinaires pour assurer la sécurité et le confort de tous ceux qui travaillent et utilisent les services de la Commission de transport de Toronto, a déclaré M. Leary dans une déclaration au sujet du dépôt de la requête. Notre politique de vaccination obligatoire fait partie de cet engagement.

Le maire de Toronto, John Tory, a dit apprécier ce dénouement qu'il considère comme un bon aboutissement, qui montre la volonté de la part du syndicat et de la Commission de transport de Toronto de travailler ensemble, d'augmenter les chiffres, d'amener les gens à divulguer leur statut vaccinal et, espérons-le, de travailler avec les gens qui hésitent à se faire vacciner.

Pour sa part, le Syndicat uni du Transport Canada a tenu, quant à lui, à rectifier le tir après une sortie publique de leaders syndicaux aux côtés du controversé député désormais indépendant Roman Baber, mercredi matin, dans le cadre d’un projet de loi sur la vaccination en milieu de travail.

Nous ne soutenons pas Roman Baber ni ses tentatives d'utiliser le mouvement syndical pour faire avancer son programme, a précisé par communiqué le syndicat. Notre seule préoccupation est d'être consulté et de travailler avec les employeurs sur toute politique de vaccination obligatoire.

Un tramway dans les rues de Toronto.

La Commission de transport de Toronto a repoussé au 6 octobre la date limite de divulgation du statut vaccinal de ses employés.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Vaccination obligatoire chez les employés

La Commission de transport de Toronto a initialement annoncé son intention d'introduire une politique de vaccination contre la COVID-19 en août, peu après que la Ville de Toronto eut annoncé qu'elle mettrait en place sa propre politique pour ses quelque 30  000 employés.

Les détails du plan ont été publiés le 7 septembre. La politique exige que les employés aient reçu deux doses de vaccin contre la COVID-19 au plus tard le 30 octobre.

L'agence de transport avait initialement fixé la date limite de divulgation au 20 septembre. Dans sa demande à la Commission des relations de travail de l'OntarioO, la Commission de transport de Toronto a noté qu'en date du 19 septembre, seulement 31,5 % des membres de la section 113 du Syndicat uni du transport l'avaient fait. Quelques jours plus tard, le 23 septembre, le taux de divulgation était d'environ 38 %.

La Commission de transport de Toronto a par la suite prolongé son délai de divulgation jusqu'au 30 septembre et de nouveau mercredi, cette fois-ci avec la date limite du 6 octobre.

Je tiens à souligner le changement de position de M. Santos et de la section locale 113, a indiqué par communiqué le président-directeur général de la Commission de transport de Toronto, Rick Leary. J'espère que cela donnera un nouveau souffle à la section 113 du Syndicat uni du transport pour travailler avec nous, alors que nous cherchons tous à assurer la sécurité [au sein des services de la] Commission de transport de Toronto et à mettre cette pandémie derrière nous.

« Nous continuerons à discuter avec nos cinq partenaires syndicaux afin de garantir que notre politique soit mise en œuvre aussi harmonieusement que possible. »

— Une citation de  Rick Leary, président-directeur général de la Commission de transport de Toronto

La Commission de transport de Toronto s'est par ailleurs engagée à réviser le statut de la requête déposée auprès de la Commission des relations de travail de l'Ontario.

Craintes du syndicat

Dans sa déclaration écrite publiée mercredi, M. Santos a indiqué que la plupart des membres du syndicat sont vaccinés, mais que certains sont également profondément préoccupés par le fait que leur employeur cherche à forcer les travailleurs à subir une procédure médicale sous la contrainte.

La direction du syndicat a déjà allégué que la direction de la Commission de transport de Torontorefuse de fournir des détails quant à savoir si les membres seront licenciés ou sanctionnés pour ne pas avoir divulgué leur statut vaccinal.

M. Santos a ajouté que certains membres ont choisi de ne pas se faire vacciner contre la COVID-19 pour des raisons sociales et historiques légitimes de méfiance à l'égard du système médical canadien ou encore pour leurs croyances personnelles et religieuses.

Le syndicat a par ailleurs déjà déposé un grief, a déclaré M. Santos.

Pour nos membres en première ligne de cette pandémie, les 18 derniers mois ont souvent fait froid dans le dos. Ces membres méritent le respect, l'information et l'équité de la part de leur employeur. Je crois que ces questions peuvent être résolues par un dialogue ouvert et honnête, a-t-il précisé.

Avec les informations de CBC

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