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Des voix s’élèvent pour la mise à niveau de l’urgence de Wakefield

L'entrée de briques rouges du bâtiment.

La mairesse de Chelsea et des résidents exigent des investissements dans l'urgence de l'Hôpital Mémorial de Wakefield. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

La mairesse de Chelsea et des résidents demandent au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais d’allouer des sommes pour que son urgence ait des outils similaires aux autres de la région.

Des résidents de la région s'inquiètent de l’impact que pourrait avoir le nouvel hôpital sur les services en milieu rural. Cet établissement devrait ouvrir ses portes en 2031. D'ici là, la population exige un financement pour assurer la pérennité des services existants dans les hôpitaux en périphérie de Gatineau.

Mardi soir, à Sainte-Cécile-de-Masham, le CISSS de l’Outaouais a présenté en réunion publique le Plan clinique du nouvel hôpital promis par le gouvernement de François Legault. Cette présentation était une initiative du Comité des usagers des Collines de l'Outaouais.

Dans le Plan clinique présenté par le CISSS de l’Outaouais au printemps, aucun investissement n’est prévu pour les huit prochaines années à l’hôpital de Wakefield.

Le Plan clinique propose par ailleurs la fermeture des lits d'hospitalisation puisque les données montrent que le taux d’occupation a diminué de plus de 25 % en trois ans. 

Selon le plan, une grande proportion (63 %) des lits de courte durée est utilisée pour les patients en attente d'hébergement de soins de longue durée.

Plusieurs maires de la région étaient présents, dont ceux de La Pêche, Chelsea, Low, Mont-Sainte-Marie et Maniwaki, ainsi que des citoyens concernés.

La question des services offerts à l'Hôpital Mémorial de Wakefield a été soulevée.

Depuis 2012 au moins, le CISSS de l’Outaouais et son prédécesseur, l'Agence de santé de l'Outaouais, ont toujours refusé de mettre à niveau la salle d'urgence de l'hôpital de Wakefield, qui agit plutôt comme dispensaire, n'ayant pas d'outils diagnostiques dignes d'un hôpital moderne, soutient Marcel Chartrand, citoyen de Chelsea et ancien membre du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Collines, qui était présent à cette rencontre.

Selon lui, le budget et les services à l'hôpital de Wakefield ne cessent d'être amputés.

Des préoccupations entendues

En entrevue à l’émission Les matins d’ici, la mairesse de Chelsea, Caryl Green, a dit que les participants de cette rencontre ont été soulagés puisque leurs préoccupations ont été entendues.

Oui, il y a des craintes que la salle d’urgence de l’hôpital de Wakefield soit fermée, soutient Mme Green. Mais je crois que le CISSS de l’Outaouais a bien entendu les craintes des municipalités de Chelsea et de La Pêche, les a prises au sérieux et nous a confirmé qu’il y aura des consultations avec des élus, des résidents et le personnel de la santé.

Une femme en entrevue devant la rivière Gatineau.

Caryl Green, mairesse de Chelsea et préfète de la MRC des Collines-de-l'Outaouais

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

La mairesse souhaite maintenant que les autorités de la santé passent de la parole aux actes.

La municipalité de Chelsea a adopté une résolution sur le besoin de consultation au sujet du Plan clinique en Outaouais. Elle exige aussi une mise à niveau de la salle d’urgence de l’Hôpital Mémorial de Wakefield, comme le CISSS l’a fait pour les hôpitaux en périphérie à Shawville, à Buckingham et à Maniwaki, peut-on lire dans le document fourni à Radio-Canada.

La MRC des Collines ainsi que les municipalités de La Pêche et de Low ont adopté des résolutions semblables.

De son côté, Marcel Chartrand soutient qu’une table de concertation sera mise en place pour présenter des propositions précises. Selon lui, la priorité est la mise à niveau de la salle d’urgence à l’hôpital de Wakefield.

On a de la difficulté à recruter des médecins et du personnel à Wakefield, déclare M. Chartrand.

Selon lui, une telle mise à niveau signifie des investissements sur le plan technologique, avec l’ajout d’un système d’imagerie, par exemple, et d’autres outils présents dans certains hôpitaux en périphérie de Gatineau.

La population augmente énormément dans les Collines, tant pour ce qui est des personnes âgées que pour ce qui est des jeunes, poursuit M. Chartrand. L’urgence va toujours être importante pour desservir l’Outaouais. On veut une mise à niveau de l’urgence pour rendre service aux résidents. Parce que ça ne marche pas, les grandes urgences à Gatineau. On l'a vu durant l’été, on a dû les fermer.

Avec ses quatre civières, l'urgence de Wakefield devait accueillir un maximum de 12 000 patients par année, alors qu'environ 16 000 s'y procurent des services.

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