•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pénurie de main-d’œuvre de Cedrico se répercute chez les producteurs de bois

Le siège social de Cedrico.

Le manque de personnel a des répercussions depuis plusieurs mois sur les activités des usines de Cedrico à Causapscal et Price (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Chez Bois d'oeuvre Cedrico, la situation ne s'améliore pas, quatre mois après avoir fermé l'un de ses quarts de travail en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

Le manque de personnel est tel que l'entreprise, qui possède des usines à Causapscal et Price, a dû suspendre l'achat de bois auprès des propriétaires de forêt privée pour tout le mois d'octobre, une mesure qui pourrait être prolongée.

Notre cour d'entreposage de bois est complètement remplie, il n'y a plus de place, explique son président, Denis Bérubé. En raison du manque de travailleurs, l'usine n'arrive plus à transformer le bois pour suivre le rythme de sa réception.

Un employé qui travaille dans l'usine de Cedrico.

Il manque une quarantaine d'employés aux usines de Price et de Causapscal (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Selon le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, quelques centaines de propriétaires privés font affaire avec Cedrico, qui est l'un des principaux acheteurs du Bas-Saint-Laurent, avec le Groupe Lebel.

C'est un mois pendant lequel les propriétaires privés ne pourront pas livrer, sans savoir si la situation va se régulariser ou s'ils vont encore avoir 2, 3, 4 autres semaines sans qu'il y ait d'achat, déplore son président, Maurice Veilleux, qui insiste toutefois pour dire qu'il comprend bien la situation difficile dans laquelle se trouve Cedrico.

Cedrico emploie actuellement 220 personnes. Il en faudrait 40, 45 de plus, affirme son président. C'est donc dire que la situation ne s'est pas améliorée depuis le printemps dernier.

« Ça fait cinq mois qu'on est deux factions sur trois, on prévoyait d'être revenu à la normale pour le mois d'octobre, on n'a pas réussi. On a eu des embauches, mais aussi des départs à la retraite. »

— Une citation de  Denis Bérubé, président de Cedrico

En attendant, le chiffre d'affaires de Cedrico a diminué de 30 %. Économiquement, on n'est pas vraiment en danger aujourd'hui, mais c'est sûr que, sur une base de moyen long terme, on ne peut pas rester dans ces conditions-là, dit-il.

La tordeuse, un autre problème pour les propriétaires privés

Selon Maurice Veilleux, ce qui est dommage, dans le contexte, c'est que les propriétaires privés doivent attendre pour récolter du bois qui doit être coupé en raison de l'épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette. Le bois de la tordeuse, c'est plus fatigant pour les propriétaires, dit-il.

« Le bois se détériore dans La Matanie, La Matapédia, La Mitis, on est affectés par l'épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette. »

— Une citation de  Maurice Veilleux, président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux.

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux (archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Les propriétaires privés devront toutefois prendre leur mal en patience, ou encore se tourner vers d'autres acheteurs pour écouler leur bois.

Quant à Cedrico, l'entreprise poursuit ses démarches pour accueillir des travailleurs étrangers depuis janvier dernier, mais le processus est long et on ignore pour l'instant quand ces travailleurs pourront véritablement commencer à travailler en usine, indique M. Bérubé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !