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Un homme accusé du meurtre non prémédité de sa conjointe dans Lanaudière

Une maison.

Le corps sans vie de la victime a été retrouvé dans cette résidence de Saint-Donat, lundi.

Photo : Radio-Canada / Patrice Oligny

Radio-Canada

Un homme de 36 ans a été accusé, mercredi au palais de justice de Joliette, du meurtre non prémédité de sa conjointe survenu à Saint-Donat, dans Lanaudière. Il s’agit vraisemblablement du 15e féminicide commis cette année au Québec.

Le corps inanimé de la victime, une mère de famille de 32 ans, a été retrouvé lundi dans une résidence unifamiliale du chemin de la Montagne. Le décès de la femme a été constaté plus tard à l'hôpital.

Le suspect a été arrêté mardi et interrogé par les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ). Il a comparu par téléphone et demeurera détenu jusqu'à la suite des procédures.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Caroline Buist, a expliqué que les éléments d'enquête recueillis jusqu'à maintenant montraient que l'accusé aurait eu l'intention de causer la mort de sa conjointe, mais qu'il n'aurait pas prémédité son geste.

Les cinq enfants de la victime n'étaient pas sous sa garde au moment de sa mort.

Puisqu'ils ont été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et dans le but de protéger leur identité, Radio-Canada ne publie pas les noms de la victime ni de l'accusé.

Selon des voisins, les policiers sont intervenus à plusieurs reprises à ce domicile pour des disputes violentes par le passé.

Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez contacter SOS violence conjugale (Nouvelle fenêtre) sans frais au 1 800 363-9010.

Des signes à reconnaître

Ce n’est pas qu’il n’y en a pas, des signes [de violence conjugale], mais on doit être attentifs, a lancé Hélène Langevin, directrice générale de la Maison Simonne-Monet-Chartrand, en entrevue à ICI RDI mercredi. L'organisme offre des ateliers gratuits de sensibilisation à la violence conjugale (Nouvelle fenêtre) aux employeurs et aux syndicats de la province.

Son comportement va changer, souvent son allure physique aussi va changer, elle redoute les journées de télétravail, ne participe pas aux 5 à 7, elle est terrifiée à l’approche des Fêtes, elle n’aime pas les vendredis, elle est anxieuse à l’idée que les vacances s’en viennent, elle est toujours au cellulaire, sa boîte vocale est pleine, elle a utilisé tous ses congés de maladie, ses congés flottants, ses vacances, elle arrive en retard, elle a peur de partir du bureau, a énuméré Mme Langevin.

Écoutez, je pourrais vous en nommer jusqu’à demain matin.

Que faire si l'on remarque plusieurs de ces indices chez une collègue? Il faut trouver une façon de discuter avec elle, de la rassurer et de s'adresser aux ressources appropriées, a indiqué Mme Langevin, précisant que ces femmes sont souvent isolées de leurs familles et amis.

Un filet social insuffisant, dit Manon Massé

Le constat, c’est que notre filet social, notre système, ne protège pas les femmes, a soutenu sans détour la porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, en point de presse mercredi. Cette femme, par les mois passés, les années passées, cherchait de l’aide. Elle a souhaité, a exprimé son besoin. Il n’y a pas eu de réponse.

La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques a reconnu les récents efforts de financement du gouvernement en la matière, mais soutient qu'il faut en faire plus.

Dans le cas de la dame en question, elle avait besoin dans un premier temps de services externes, donc de consulter, de pouvoir parler, de pouvoir sentir qu’il y avait du monde qui comprenait ce qu’elle était en train de vivre, a-t-elle dit.

Aujourd’hui, je fais appel à la ministre de la Condition féminine […] les services externes des maisons d’hébergement comme tels explosent depuis un an, a noté Mme Massé. Moi, je suis prête à m'asseoir avec vous pour voir comment on va améliorer ce filet social.

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre-Plamondon, s'est également exprimé sur le sujet mercredi, déplorant 15 femmes disparues de trop. Il a demandé qu'un suivi soit fait sur le financement supplémentaire annoncé plus tôt cette année, à savoir si ces sommes-là ont été déployées dans la réalité, sur le terrain.

Avec les informations de La Presse canadienne, de Karine Bastien et de Geneviève Garon

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