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Vaccination obligatoire à compter de vendredi au CEPEO

Une femme regarde une fiole dans laquelle une seringue a été insérée.

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario va de l’avant avec sa propre politique de vaccination obligatoire (Archives).

Photo : La Presse canadienne / AP/Matt Rourke

Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) va de l’avant avec sa propre politique de vaccination obligatoire. Mais la fermeture de classes, voire même d’écoles, n’est pas exclue dans l’éventualité où un nombre trop important de membres du personnel ne s’y conforme pas.

La politique du Conseil entrera en vigueur le 1er octobre et s’appliquera à tous les membres du personnel, ainsi qu’aux conducteurs d’autobus, stagiaires, bénévoles, personnes offrant des services professionnels aux élèves ainsi qu’aux visiteurs, parents, tuteurs, conseillers scolaires et fournisseurs de services du CEPEO.

La directive ne s’applique toutefois pas aux individus qui n’ont aucun contact avec les élèves ou les employés du CEPEO, est-il indiqué.

Mais pour les personnes mentionnées, il leur faudra, avant de se rendre dans quelques lieux du conseil scolaire que ce soit, fournir une preuve écrite qu’elles sont pleinement vaccinées, ou une preuve écrite d’une raison médicale justifiant qu’elles ne le sont pas, ainsi que la période d’inadmissibilité.

On ne dit pas que vous êtes obligé d’avoir le vaccin, on dit que si vous voulez être sur le terrain du conseil, à ce moment-là, vous devez être vacciné, explique le président du CEPEO, Denis M. Chartrand.

Denis Chartrand donne une entrevue dans son bureau.

Denis Chartrand, président du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (Archives)

Photo : Radio-Canada

Cette politique a été adoptée à l’unanimité, mardi soir, et un avis formel sera envoyé à tous les employés mercredi, ajoute M. Chartrand.

Pour les employés qui ne sont pas pleinement vaccinés, le Conseil exigera, du 4 octobre au 2 décembre, qu’elles soient soumises à des tests de dépistage rapide à deux reprises de façon hebdomadaire.

On va leur donner un avis de deux semaines et ensuite, on va s’assurer que tous les employés soient doublement vaccinés. Pour un employé qui aurait son premier vaccin à la mi-octobre, il faut attendre quatre semaines encore pour avoir le deuxième vaccin, puis attendre 14 jours pour s’assurer que le vaccin soit pleinement efficace.

« La science nous dit que les vaccins, ça fonctionne. Nous avons un mandat de protection des élèves, des employés et nous sommes fiers du travail de la gestion qui a préparé ce règlement administratif. »

— Une citation de  Denis M. Chartrand, président du CEPEO

À compter du 3 décembre, seulement ceux ayant fourni une preuve qu’ils sont entièrement vaccinés et les individus qui ont reçu un résultat négatif au test de dépistage rapide suite à une preuve écrite d’exemption médicale ou d’un autre motif protégé par le Code des droits de la personne de l’Ontario pourront donc se rendre dans les établissements du CEPEO.

Il en sera de même dès le 18 octobre pour les personnes n’étant pas employées par le CEPEO.

L’individu qui est un membre du personnel du CEPEO et qui contrevient aux modalités de la directive […], se verra interdire l’accès aux lieux du CEPEO et pourrait faire l’objet de mesures administratives […] pouvant aller jusqu’au congédiement, prévoit la politique. Tout autre individu qui contrevient aux modalités de la directive peut se faire refuser l’accès aux lieux du CEPEO et pourrait faire face à d’autres mesures.

Le manque de leadership du gouvernement Ford dénoncé

Les membres du CEPEO ont déploré le manque de leadership du gouvernement provincial qui n’a pas mis en place de politique provinciale de vaccination pour le personnel des écoles ontariennes.

Ça aurait été beaucoup plus simple si le ministère de l’Éducation avait fait une politique provinciale, juge le président du CEPEO, Denis M. Chartrand, en entrevue. Il y a plusieurs conseils scolaires qui ont demandé au gouvernement d'avoir une politique provinciale. Le gouvernement n'a pas voulu bouger là-dessus. Donc, certains conseils scolaires, individuellement, ont commencé à développer des politiques pour chaque conseil.

Vers des fermetures de classes ou d’écoles?

Cette décision pourrait entraîner des fermetures de classes, voire d’écoles, reconnaît M. Chartrand.

Lorsqu'on fait une politique de ce genre-là, il y a toujours des risques parce qu'on sait que certaines personnes - heureusement une minorité - ne veulent pas être vaccinées. Il y a donc un risque financier de griefs et de poursuites devant des tribunaux [...], mais il y a aussi un risque au niveau de l'enseignement. Nous sommes en situation de pénurie d'enseignants, alors s’il y a des enseignants qui ne veulent pas être vaccinés, nous devrons, après le 3 décembre, les sortir de la salle de classe parce que c'est la politique du conseil. À ce moment-là, nous devrons trouver de nouveaux enseignants pour les remplacer. C'est un risque calculé. Un risque que nous sommes prêts à prendre parce qu'on pense que la santé et la sécurité des élèves et du personnel sont primordiales.

Le CEPEO assure cependant qu’il mettra tout en œuvre pour assurer la stabilité de ses différents groupes scolaires.

Selon les données du CEPEO en date du 22 septembre, sur les 2842 employés du conseil scolaire concernés par la politique de divulgation de la vaccination contre la COVID-19, 1971 ont attesté être entièrement vaccinées, soit 69,4 %, et 574 n'ont pas encore soumis l'attestation.

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