•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas de trêve entre les partis, un an après la mort de Joyce Echaquan

François Legault intervient à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre du Québec, François Legault, à l'Assemblée nationale le 28 septembre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

L'hommage à Joyce Echaquan, un an après sa mort, n'a même pas donné lieu à une trêve à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre François Legault a accusé un député libéral de faire un amalgame entre la mort de cette Autochtone et le projet de loi sur la laïcité, tandis que les caquistes ont refusé une motion des partis d'opposition sur le principe de sécurisation culturelle des Autochtones.

Rappelons qu'il y a exactement un an, Joyce Echaquan avait filmé, avant de mourir à l'hôpital de Joliette, le personnel soignant qui l'injuriait.

Attaque contre Kelley

À la période de questions, le député libéral Greg Kelley a demandé au gouvernement pourquoi il ne reconnaissait pas le racisme systémique au Québec.

Mais le premier ministre a contre-attaqué avec des propos du député. Une vidéo montre en effet M. Kelley qui se lance dans une longue tirade devant des partisans. Il dénonce à la fois les projets de loi adoptés par les caquistes et déplore la mort de Mme Echaquan.

Je vous demande de juger [les caquistes] sur leurs gestes, dit-il. Le premier geste qu'ils ont posé, c'est d'adopter une loi qui réduit l'immigration et le nombre de réfugiés, a-t-il d'abord rappelé.

La deuxième loi, c'est la loi 21 [sur la laïcité]. Et maintenant, parlons de Joyce Echaquan [...]. Des milliers de personnes ont marché dans les rues pour demander au gouvernement de reconnaître le racisme systémique. Et permettez-moi d'ajouter le projet loi 96 [sur le français langue officielle], encore une fois avec la clause dérogatoire, utilisée pour restreindre et retirer des droits.

Je n'accepterai jamais que le député fasse un amalgame entre Joyce Echaquan et le projet de 96, a dit M. Legault.

Juste avant, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, avait aussi demandé au premier ministre de reconnaître le racisme systémique.

J'ai été pendant trois ans ministre de l'Éducation, a répondu le chef caquiste. Je n'ai jamais vu un système, dans nos écoles, qui était raciste. J'ai été, pendant un an, ministre de la Santé, je n'ai jamais vu un système, dans le réseau de la santé, qui était raciste. Par contre, j'ai vu des personnes qui étaient racistes.

Le plus important, ce n'est pas ce que le premier ministre a vu ou n'a pas vu, c'est ce que les Premières Nations vivent dans les institutions lorsqu'elles les fréquentent, a répondu M. Nadeau-Dubois.

Motion sur la sécurisation culturelle

Appuyée par tous les partis d'opposition, la motion déposée par la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, réclamait que le principe de sécurisation culturelle soit inscrit dans la Loi sur la santé et les services sociaux d'ici à la fin de la présente session parlementaire.

La sécurisation culturelle correspond à une démarche qui reconnaît les iniquités vécues par les Autochtones et qui cherche à y remédier avec des pratiques rassurantes, avec des soins et des services de santé sécurisants.

La CAQ a rejeté la motion.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !