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Le Plan climat de Gatineau suscite encore bien des questions

Des édifices vus d'une rivière.

Le Plan climat prévoit 12 chantiers prioritaires et plus de 200 mesures pour atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre de Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Patry

Le Plan climat de la Ville de Gatineau, qui devrait être adopté la semaine prochaine en réunion du conseil municipal, soulève encore des questions. Certains élus estiment qu’il ne va pas assez loin.

La conseillère Audrey Bureau n’a pas hésité, en séance de comité plénier, mardi, à exprimer sa déception.

J’ai de la difficulté à croire qu'on aura attendu trois ans et demi pour un plan dans lequel on n’a pratiquement aucun indicateur de rendement, aucune cible autre que nos cibles de réduction des gaz à effet de serre, très peu de partenaires clés identifiés et un plan d'action qui reste à étoffer, a-t-elle lancé.

Néanmoins, elle a indiqué qu’elle allait appuyer le plan, qui prévoit des investissements de 104 millions de dollars sur 5 ans, en raison de l’urgence d’agir face aux changements climatiques. Il est prévu que la feuille de route soit soumise au vote mardi prochain, à la dernière rencontre du conseil municipal avant l'élection du 7 novembre.

J’ai été tellement déçue que j’ai cru que je n’étais pas capable de voter en sa faveur. Puis, j’ai pris connaissance du nouveau rapport du GIEC et je me dis [...] qu’on n’a plus le luxe d’attendre un plan plus ambitieux.

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, s’est quant à lui dit préoccupé que des questions posées mardi ne trouvent pas de réponses assez claires à ses yeux. Il a donné en exemple des questions de financement, à savoir si des ressources préexistantes dans l’infrastructure municipale - et leurs enveloppes budgétaires - ont été prises en compte.

Aujourd’hui, on pose des questions qui m'apparaissent comme nécessitant une réponse [au stade] où on est rendu. [...] En 2018, le conseil municipal a entériné l’engagement de développer une stratégie de gestion des enjeux climatiques.

Une citation de :Daniel Champagne, président du conseil municipal

Le président du conseil exécutif, Cédric Tessier, a relevé que le conseil municipal ne se prononcera, mardi prochain, que sur l’approbation de 600 000 $ des 104 millions de dollars inscrits dans le Plan climat. Pour le reste, il a fait valoir que le but était de prendre position politiquement et d'envoyer un mandat aux services municipaux afin que le travail nécessaire soit fait.

Or, aux yeux de M. Champagne, il est essentiel d’avoir plus de clarté sur l'ensemble des investissements à ce point-ci. À partir du moment où on prend un engagement auprès des citoyens sur des sommes spécifiques, il me semble qu’on devrait être capable de dire : "Voici le plan quant au financement de ce même plan".

Une première phase

Le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, a plaidé que l'adoption du Plan climat était la première phase d’un vaste chantier et qu’il fallait l’entériner d’abord avant de passer aux prochaines étapes, comme la mise sur pied d’un éventuel bureau de transition écologique. Le train, il faut qu’il parte et c’est avec cette étape-là va pouvoir partir, a-t-il dit.

Maxime Pedneaud-Jobin, souriant, devant la caméra.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin (Archives)

Photo : Radio-Canada

Le Plan climat, qui avait déjà été dévoilé, prévoit 12 chantiers prioritaires et plus de 200 mesures pour atteindre les cibles climatiques adoptées en mars dernier. La Ville s’est engagée à réduire de 35 %, d’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la collectivité par rapport à leurs niveaux de 2015, puis la carboneutralité d’ici 2050.

C'est une vision qui est complète, une démarche large qui fait un portrait assez vaste de ce qu'on pourrait appeler la volonté politique. [Cette dernière] est d’autant plus importante qu’une des grandes menaces, en environnement, c'est soit les vœux pieux, soit les nouvelles idées à chaque semaine, a conclu M. Pedneaud-Jobin.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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