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La restauration de la cathédrale d’Amos progresse bien

Des échafaudages devant la cathédrale.

La restauration de la partie nord de la cathédrale, qui abrite la sacristie, la chapelle Sacré-Coeur et la nef est déjà bien avancée.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

Les travaux de restauration de la cathédrale Sainte-Thérèse-d’Avila progressent bien à Amos.

La Fondation Héritage et la Fabrique de la paroisse Sainte-Thérèse ont présenté mardi l’état d’avancement du chantier de 6,2 millions de dollars. Depuis le mois de mai, l’entrepreneur spécialisé Atwill Morin Québec procède à la réfection complète du revêtement extérieur, au remplacement des fenêtres et à la réparation de la toiture de l’édifice patrimonial.

Les trois hommes portent un casque blanc devant la cathédrale.

Dans l'ordre, Ghislain Roy, président de la Fondation Héritage, Pierre Roch, président de la Fabrique, et Sébastien Delli Colli, président d'Atwill Morin Québec.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La première des deux phases qui tire à sa fin s’est attaquée à la moitié nord de la cathédrale. Le démantèlement complet des briques et des pierres d’Amos sur le mur nord a permis de déceler et réparer des problèmes inattendus. Des fissures dans le mur de soutien ont été réparées et des joints ont été refaits entre des blocs de béton. Les fenêtres ont aussi offert certaines surprises.

Elles sont collées sur la fenêtre en bois, et à l’extérieur, on a une thermos. Il a fallu démonter les thermos, puis les vitraux un à un, pour enlever les fenêtres pour les restaurer. Il va falloir les reposer un par un aussi, une fois que la fenêtre sera installée en place, et ça va se faire directement à partir des échafaudages, explique Pierre Roch, président de la Fabrique.

Un homme manipule un vitrail.

Chacun des vitraux qui ont été retirés sont entreposés avec soin au sous-sol de la cathédrale. Chaque morceau est bien identifié afin de s'assurer qu'ils soient replacés correctement.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Un travail minutieux

Cette première phase des travaux a aussi permis de constater à quel point cette restauration s’avère un travail de moine. Non seulement 55 000 briques seront remplacées à terme, mais chacune des 3600 pierres d’Amos a dû être mesurée et bien identifiée pour être reproduite de façon identique.

On a fait de la préparation en amont. On est venus ici trois semaines pour prendre des mesures, avec une nacelle, de chacune des pierres. Une à une, on les a mises dans un plan de pose, puis dans Autocad pour ensuite les transférer à notre fournisseur de pierres, pour qu’il y ait exactement les mêmes pierres. Parce qu’on le sait, si ce n’est pas la bonne pierre qui arrive ou si elle n'est pas bien numérotée, ça va tout gâcher le reste de notre chantier, fait valoir Sébastien Delli Colli, président d’Atwill Morin Québec.

Un maçon remplace de la brique.

Les maçons s'affairent à remplacer les 55 000 briques du revêtement extérieur de la cathédrale.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Il y a des pierres que je dois retirer du mur pour les envoyer au Lac-Saint-Jean pour qu’ils puissent me reproduire exactement les mêmes pierres, surtout qu’on parle de pierres avec des rayons. On doit reproduire les mêmes rayons afin de s’assurer qu’on ait une belle continuité dans le parement, renchérit Clément Arcand, surintendant de chantier pour Atwill Morin Québec.

Les travaux progressent très bien et l’entrepreneur a bon espoir de livrer le bâtiment en novembre 2022, comme prévu, à temps pour les célébrations du centenaire de la cathédrale prévues en 2023.

Pikogan s’implique financièrement

On a aussi profité de l’événement mardi pour dévoiler l’engagement financier de 25 000 $ du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni. Le président Ghislain Roy s’est montré particulièrement reconnaissant, surtout avec le contexte actuel des anciens pensionnats.

Une partie de cuivre sur la cathédrale.

On a procédé au remplacement des plaques de cuivre sur la couronne des dômes et des gouttières, qui sont aussi en cuivre.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Nous avons été agréablement surpris de voir que Pikogan s’impliquait aussi dans cette restauration. On l’a souligné lors de la présentation, on est avec eux dans tout le vécu actuel, tout ce qui se passe au niveau médiatique, on est avec eux là-dedans, a-t-il souligné.

Avec 1 935 000 $ amassés à ce jour, la Fondation Héritage espère dépasser son objectif de 2 millions de dollars. En plus de couvrir la part du milieu de 20 % exigée par le Conseil du patrimoine religieux du Québec, principal bailleur de fonds, la Fondation souhaite constituer un fonds permanent pour assurer l’entretien du bâtiment.

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