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Procès de Daniel Jensen : les preuves sont « écrasantes », affirme la Couronne

Un enfant est photographié debout, souriant, face à la caméra.

Hunter Straight-Smith, 3 ans, a été poignardé alors qu'il dormait, le 30 octobre 2019.

Photo : photo soumise par la famille

Radio-Canada

Daniel Jensen a poignardé le petit Hunter Straight-Smith, 3 ans, dans le but de faire du mal à sa mère de la façon la plus cruelle et permanente possible, a déclaré une procureure de la Couronne devant la Cour du Banc de la Reine, au cours des plaidoiries finales du procès pour le meurtre de l’enfant, qui a commencé il y a deux semaines, à Winnipeg.

Hunter Straight-Smith avait été poignardé à de multiples reprises alors qu’il dormait dans sa maison à Winnipeg le 30 octobre 2019. Il avait été transporté d’urgence à l’hôpital, mais est mort quelques jours plus tard.

Daniel Jensen est accusé de meurtre au premier degré. Les accusations ont été alourdies, à l'ouverture du procès, la Couronne prétendant que l'acte était prémédité.

Les preuves contre l’accusé sont écrasantes

Dans sa plaidoirie finale, la procureure de la Couronne Jennifer Mann a affirmé que les preuves contre l’accusé sont écrasantes. Elle a fait valoir que les témoignages, les preuves ADN et des images de vidéosurveillance renvoyaient tous vers Daniel Jensen.

Le soir du drame, la mère de l’enfant, Clarice Smith, avait dit à l’accusé qu’elle le quittait. S’en est ensuivie une violente altercation entre les deux.

Il était prêt à blesser quiconque qui croisait son chemin mais, plus que tout, il voulait blesser Clarice Smith, a affirmé Jennifer Mann. Il savait exactement comment lui faire du mal.

Égo portrait de Daniel Jenson, vu de près. Il porte une tuque et a l'air sérieux.

Daniel Jensen était connu des forces policières. Un juge lui avait ordonné dernier de ne pas avoir de contact avec la mère de l'enfant.

Photo : page Facebook de Daniel Jensen

Au cours du procès, des témoins ont affirmé que Daniel Jensen avait passé environ 5 minutes dans la maison où se trouvait le bambin et leur avait dit qu’il voulait voir si l’enfant allait bien.

C’était un mensonge dit dans un but bien précis, tuer, a ajouté Jennifer Mann.

Elle a aussi pointé le fait que les vêtements de l’accusé portaient des traces d’ADN de l’enfant. Il n’y a aucun doute sur le fait que Daniel Jensen a tué Hunter, absolument aucun, a-t-elle insisté.

La défense remet en cause l’enquête policière

L’avocat de Daniel Jensen, Bruce Bonney, a, lui, fait valoir que la mort du garçon en 2019 n’avait pas fait l’objet d’une enquête approprié, arguant que la police et la famille de la victime se sont trop penchées sur Daniel Jensen et n’ont pas considéré d’autres suspects potentiels.

Il a affirmé que son client prenait soin de l’enfant et le traitait comme son propre fils. Il a aussi ajouté que Daniel Jensen et Clarice Smith avaient une relation difficile.

Bruce Bonney a, par ailleurs, développé son argument selon lequel l’enquête policière ne s’est concentrée que sur Daniel Jensen. Selon lui, une autre personne vivant dans la même maison aurait dû faire l’objet d’investigations parce qu’elle a un passé violent et pourrait avoir tué l’enfant.

Ne pensez-vous pas que quelqu'un qui a commis un meurtre serait sur la route transcanadienne essayant de quitter la ville le plus tôt possible?, a-t-il interrogé, en faisant remarquer que Daniel Jensen a été vu errant dans les rues de Winnipeg plusieurs jours après le meurtre.

Cette théorie ne colle pas, selon Jennifer Mann, avec toutes les preuves récoltées sur place.

Le jury sera de retour au tribunal mercredi pour recevoir des instructions du juge Herbert Rempel, après quoi les membres commenceront à délibérer.

Selon des informations de Sarah Petz

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