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Vers la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans?

Un professeur offre un masque à un étudiant.

Santé Canada indique n’avoir reçu aucune soumission pour l’approbation d’un vaccin contre la COVID-19 chez les enfants de moins de 12 ans (archives).

Photo : Reuters / AMIR COHEN

Radio-Canada

La campagne de vaccination contre la COVID-19 pourrait s’étendre aux enfants âgés de 5 à 11 ans sous peu, ce qui donne espoir aux travailleurs de la santé.

Mardi, l’alliance Pfizer-BioNTech a fait parvenir ses données sur la vaccination des jeunes de cette tranche d’âge aux autorités de santé américaine.

Les deux pharmaceutiques, Pfizer et BioNTech, affirment que leur vaccin fonctionne chez les 5 à 11 ans et qu’elles vont le faire homologuer sous peu.

Santé Canada indique n’avoir reçu aucune soumission pour l’approbation d’un vaccin contre la COVID-19 chez les enfants de moins de 12 ans.

Une fois qu’une soumission est acceptée pour examen, elle sera ajoutée à la liste des soumissions en cours d’examen. Santé Canada s’attend à ce que les fabricants de vaccins fournissent des données sur l’efficacité des vaccins chez les enfants au cours des prochains mois, indique l’agence dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Déjà, des organisations de santé publique régionales se préparent à un déploiement de la vaccination pour ce groupe d’âge. C’est le cas du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO).

Selon son médecin hygiéniste, le Dr Paul Roumeliotis, cette prochaine étape pourrait être franchie d’ici la fin du mois de novembre.

C’est à peu près le même temps que ça a pris une fois qu’ils ont mis les soumissions pour les enfants entre [12] ans et 17 ans. […] C’est logique parce que c’est le même type de vitesse qu’on avait eu avec les autres différentes soumissions, croit-il.

D’ici là, le BSEO prépare le terrain pour offrir différentes options aux parents qui voudraient faire vacciner leurs enfants. Pharmacies et cliniques font partie des options envisagées par la santé publique, de même que la vaccination dans les écoles, après la période des cours ou encore les fins de semaine.

La dynamique est différente pour un enfant de 5 ans vis-à-vis d’un enfant de 18 ans ou d’une personne de 60 ans, explique le Dr Roumeliotis, ajoutant que selon lui, les parents voudront sans doute être présents lorsque leurs enfants recevront leur dose.

Le Dr Roumeliotis accorde une entrevue par visioconférence.

Le Dr Paul Roumeliotis est le médecin hygiéniste en chef du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (archives).

Photo : Radio-Canada

Le défi le plus important, selon lui, sera de convaincre les parents hésitants à faire vacciner leurs enfants.

Pour la protection de la communauté en général, ça aide beaucoup, vacciner les enfants. […] Aussi, on ne veut pas prendre un risque. On peut voir des enfants avec des complications donc pourquoi prendre une chance? souligne-t-il.

De son côté, le Centre de services scolaire des Haut-Bois-de-l’Outaouais (CSSHBO) dit travailler en collaboration avec la santé publique régionale en vue de cette prochaine étape.

On est en train de regarder comment les choses vont se déployer. Cependant, tant et aussi longtemps que le vaccin n’est pas confirmé par Santé Canada, tout le monde est en attente, explique son directeur général, Denis Rossignol.

Ayant déjà vécu la campagne de vaccination chez les 12 à 17 ans, le CSSHBO croit aussi que les parents risquent d’être nombreux à accompagner leurs enfants dans une clinique de vaccination, une fois le feu vert donné.

Une étape cruciale

L’élargissement de la vaccination aux 5 à 11 ans serait une étape cruciale, selon le Dr Hugues Loemba, médecin de famille et virologue à l’Hôpital Montfort.

C’est un bon groupe dans la communauté qu’il faut couvrir afin qu’on puisse aboutir à cette immunité collective, souligne-t-il.

Le Dr Hugues Loemba dans son bureau.

Dr Hugues Loemba, médecin de famille et virologue à l’Hôpital Montfort (archives)

Photo : Photo fournie par le Dr Hugues Loemba

La vaccination serait bénéfique pour les jeunes, mais aussi pour tous ceux qui les entourent et permettrait que les écoles restent ouvertes à l’instar de l’année scolaire 2020-2021.

Il y a un bénéfice personnel pour l’enfant. […] Il y a aussi un bénéfice familial. […] Si l’on commence à vacciner les enfants avant Noël, les célébrations familiales à Noël peuvent être beaucoup plus sécuritaires, souligne le Dr Loemba.

Le quart des admissions au CHEO lié à la santé mentale

Au Centre hospitalier pour enfant de l’est de l’Ontario (CHEO), on observe que le quart des admissions est lié à des problèmes de santé mentale.

Cela fait dire au pédiatre et spécialiste des maladies infectieuses du CHEO, Jason Brophy, que l'hospitalisation d'un enfant n’est pas le seul risque lié à la COVID-19.

Selon lui, bien que les enfants soient généralement moins touchés que les adultes par la maladie, ils subissent une pression énorme au niveau de leur santé mentale.

Dans notre hôpital, un quart des admissions sont pour des problèmes mentaux et d’alimentation. […] Ça, c’est un symptôme de la pression sociétale, croit-il.

La vaccination devient ainsi, selon le pédiatre, nécessaire. Les vaccins pour tout le monde, incluant les jeunes enfants, ça va diminuer la pression, ça va diminuer le stress de la pandémie, explique-t-il.

Avec les informations de Claudine Richard et Rémi Authier

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