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Non-vaccinés : risque 60 fois plus élevé de se retrouver aux soins intensifs

Une pharmacienne pousse une seringue dans une fiole.

Les experts rappellent que ceux qui ne sont pas vaccinés sont plus à risque d'avoir des symptômes s'ils contractent la COVID-19. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Les gens qui choisissent de ne pas se faire vacciner ont un risque 60 fois plus élevé de se retrouver aux soins intensifs s’ils contractent la COVID-19.

C’est ce que dévoilent les données comprises dans les nouvelles projections de modélisation du comité consultatif d'experts de l'Ontario sur la pandémie, qui ont été publiées mardi après-midi.

Le risque est 7 fois plus élevé pour un non-vacciné d’avoir des symptômes de la maladie par rapport à ceux qui ont reçu deux doses d’un vaccin. En ce qui a trait aux risques d’hospitalisation, ceux-ci passent à 25 fois pour les non-vaccinés en opposition aux vaccinés.

Ces statistiques proviennent des données de la province. Celle-ci publie chaque jour et depuis le 10 août des statistiques détaillées sur le statut vaccinal des Ontariens qui se retrouvent à l’hôpital en raison de la COVID-19.

Par exemple, mardi, 347 des 466 cas concernent des personnes qui ne sont pas entièrement vaccinées ou dont le statut vaccinal n’est pas connu.

Les experts qui ont rédigé le document ajoutent d’ailleurs que le syndrome post-COVID-19 aura un impact considérable sur la santé de milliers d'Ontariens et deviendra rapidement un fardeau pour le système de santé.

De plus, il y a une forte incertitude dans les estimations des projections de modélisation sur l’avenir de la quatrième vague, peut-on lire dans le document.

Un fardeau

Selon le document du comité consultatif d'experts de l'Ontario sur la modélisation, le syndrome post-COVID-19 aura un impact sur des milliers de personnes. Environ 1 personne sur 10 infectées par la COVID-19 continuera à présenter des symptômes durant plus de 12 semaines, peut-on y lire.

Le syndrome post-COVID-19 peut entraîner un fardeau important pour les patients, le système de santé et la société.

Les auteurs du document rappellent que les vaccins protègent fortement contre le syndrome. Ils réduisent le risque d'infections d'environ 85 % et réduisent d'environ 50 % le risque de développer le syndrome post-COVID-19 dans les infections postvaccinales.

On parle d’infection postvaccinale quand une personne contracte la maladie malgré une vaccination complète.

Forte incertitude

Les dernières projections de modélisation, publiées le mois dernier, ne se sont pas concrétisées, expliquait dimanche le Dr Zain Chagla.

Celles-ci estimaient qu’il y aurait environ 4000 cas par jour à la fin de septembre dans la province.

Les nouvelles projections, publiées mardi, prennent donc en compte une grande quantité de scénarios possibles. Les nouveaux cas, les hospitalisations et l'occupation des soins intensifs n'augmentent pas. Il existe un large éventail de projections de cas qui reflètent la situation fragile et le degré élevé d'instabilité à l'approche du temps plus froid, lorsqu'on est davantage à l'intérieur, peut-on lire dans le document.

Les nouvelles projections de modélisation estiment qu’il y aura entre moins de 200 à plus de 300 lits de soins intensifs occupés par des patients atteints de COVID-19 à la fin du mois d’octobre.

Quant au nombre de cas quotidiens projeté, il pourrait aussi bien s'agir de 5000 ou de moins de 300, peut-on lire dans le document. [Il y a une] forte incertitude dans les estimations en raison de l’incertitude quant à l'efficacité du vaccin contre l'infection; Il est trop tôt pour observer l'effet des contacts accrus avec le retour à l'école et au travail; la saisonnalité et le temps passé à l'intérieur par rapport à l'extérieur, suggère-t-on.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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