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Les employés des Superstores albertains votent massivement en faveur d’une grève

Un magasin Superstore vu de l'extérieur.

La dernière grève des employés albertains de Superstore remonte au 6 octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Les employés syndiqués des magasins Real Canadian Superstore ont voté vendredi dernier en faveur d'un déclenchement éventuel d'une grève partout en Alberta si les négociations avec l'employeur échouent.

Un porte-parole du syndicat indique que les négociations avec Real Canadian Superstore et Loblaws durent depuis plus d’un an. Elles regroupent plusieurs doléances variées des employés, notamment sur le salaire et les conditions de travail.

La pandémie a été un facteur clé à l'unification des travailleurs, selon le syndicaliste. La section 401 du Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce Canada (TUAC ) représente environ 10 000 employés de Real Canadian Superstore dans la province et 97 % d’entre eux ont soutenu l’action d’entreprendre une grève éventuelle.

C’est très clair comme signal pour représenter comment les employés se sentent , a ajouté le porte-parole. Ils sont frustrés que leur travail ne soit pas reconnu.

En juin, Lobaws avait notamment mis fin à la prime salariale de 2$ de l'heure pour les travailleurs de front.

Ironiquement, le point de tenir un vote de grève est pour éviter une grève, a souligné la secrétaire à la trésorerie de la section 401 du TUAC, Richelle Stewart, par voie de communiqué.

C’est un outil pour dire à l’entreprise que les employées peuvent se retirer de leur travail si elle ne marchande pas équitablement, a-t-elle précisé

Loblaws a décliné la demande d'entrevue de Radio-Canada, en raison des négociations en cours.

Manque de main-d'oeuvre

L’économiste du travail et professeur à l’Université de l’Alberta, Joseph Marchand, souligne que le marché du travail subit encore les contrecoups de la pandémie. La présence de programmes comme la prestation canadienne de la relance économique (PCRE) encourage certains à ne pas y retourner jusqu’à ce que cette situation se résorbe.

S'ils ne se sentent pas en sécurité pour travailler, ils ne vont tout simplement pas travailler tant qu'ils n'auront pas atteint le point où ils doivent le faire pour subvenir à leur besoin, croit-il.

Cela met donc une pression à la hausse sur les salaires [...] car la demande en main-d'œuvre demeure toujours présente, explique ensuite l'économiste.

Cette situation accentue à son tour la grogne des travailleurs envers les employeurs, estime-t-il. La PCRE se termine le 23 octobre. Joseph Marchand questionne alors si un afflux de travailleurs nuirait aux demandes des syndicats.

C'est une pression à la baisse sur les salaires si tout un tas de travailleurs est prêt à travailler tout d'un coup. Donc je pense que c'est pour ça que la menace de grève [contre Real Canadian Superstore] est toujours crédible, parce que l'offre de main-d'œuvre est toujours restreinte , conclut-il.

Les employés pourront voter sur l’entente finale avant de déterminer s’il rentre en grève. Un vote de grève demeure valide par la loi albertaine pendant 120 jours.

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