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L’ombudsman de Toronto enquêtera sur le démantèlement de campements de sans-abri

Des affrontements entre la police et des manifestants.

Le Service de police de Toronto a arrêté 26 personnes en juillet, lors du démantèlement des campements de sans-abri près du stade Lamport.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Après avoir reçu de nombreuses plaintes de la part de membres du public, l'ombudsman de Toronto lance une enquête sur le démantèlement de campements de sans-abri par la Ville.

L'enquête de l'ombudsman de Toronto, Kwame Addo, portera sur le démantèlement de campements de sans-abri dans certains parcs comme Lamport et Trinity Bellwoods.

Nous avons reçu des plaintes qui ont soulevé des inquiétudes quant à l'approche de la Ville concernant les expulsions [de sans-abri hors] des campements, écrit M. Addo par voie de communiqué.

J'ai officiellement informé le directeur général [de la Ville de Toronto] du lancement de notre enquête, poursuit-il.

Elle se concentrera principalement sur la façon dont la Ville de Toronto a planifié et géré le démantèlement des campements.

Un homme maintenu au sol par des policiers.

Des affrontements entre des défenseurs des droits des sans-abri et des policiers ont mené à 26 arrestations, cet été.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Cette enquête examinera aussi les consultations avec les acteurs clés, les communications avec la population, ainsi que les politiques et procédures qui ont guidé les actions de la Ville.

Des employés de la Ville et des policiers ont expulsé des sans-abri de quatre campements dans trois parcs cet été. Chaque fois, des affrontements ont eu lieu avec des activistes.

La police a fait appel à l'escouade anti-émeute pour évacuer trois de ces campements.

La Ville affirme que les camps de fortune sont dangereux.

L'ombudsman indique que l'enquête portera sur la manière dont la Ville a planifié les opérations, engagé les parties prenantes et communiqué avec le public.

Brad Ross, porte-parole de la ville de Toronto, a déclaré dans un communiqué mardi que la Ville coopérera pleinement avec l'enquête.

La Ville s'assurera que l’ombudsman reçoive toute l'étendue du travail entrepris par le personnel sur cette question complexe et importante, alors qu'il s'efforçait d'assurer que certains des résidents les plus vulnérables de la ville aient accès à des logements et des services sûrs et intérieurs, tout en gardant les parcs sûrs et accessibles pour tous, a déclaré M. Ross dans la déclaration.

La Ville a vidé des campements dans le parc Trinity Bellwoods le 22 juin et dans le parc Alexandra le 20 juillet. Elle a dégagé une partie du campement dans le parc Lamport Stadium le 19 mai, puis est retournée pour finir le démantèlement le 21 juillet.

Le 17 septembre, Toronto a annoncé dans un communiqué de presse qu'elle avait dépensé près de 2 millions de dollars pour retirer les campements des parcs. La Ville a déclaré que l'argent avait été dépensé pour faire appliquer les avis prévus par la Loi sur l'entrée sans autorisation dans les propriétés de l'Ontario, assurer la sécurité, réaliser l'aménagement paysager et ériger des clôtures dans les trois parcs.

L'application de la Loi sur l'entrée sans autorisation a coûté 840 127 $, tandis que l'aménagement paysager et la remise en état des parcs pour l'usage public ont coûté 792 668 $ et les clôtures 357 000 $.

Les interventions musclées des policiers du Service de police de Toronto lors de ces opérations ne seront pas examinées.

L'ombudsman de Toronto explique que cela dépasse son mandat.

Dans le cadre de son enquête, l'organisme indépendant parlera aux personnes concernées par ces expulsions.

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