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Appels à la Chine : le plus haut gradé américain dit avoir obéi aux ordres

Le général Mark Milley assis à côté de Donald Trump.

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, aux côtés de l'ancien président Donald Trump

Photo : AFP / Mandel Ngan

Radio-Canada

Le chef d'état-major des armées américaines, le général Mark Milley, a déclaré ne pas avoir agi de sa propre initiative quand il a contacté son homologue chinois, dans les derniers mois de la présidence de Donald Trump, pour lui assurer que les États-Unis n'avaient pas l'intention d'attaquer la Chine.

Tandis qu'il témoignait mardi devant le Comité du Sénat sur les forces armées avec d'autres responsables militaires pour répondre aux questions des élus sur le retrait chaotique d'Afghanistan, le général Milley a été rattrapé par les révélations d'un récent livre faisant notamment état de conversations en coulisses avec Pékin, dont il s'est défendu.

Dans Péril, le journaliste d'enquête Bob Woodward et le reporter politique du Washington Post Robert Costa écrivaient notamment que le plus haut gradé militaire américain avait contacté son homologue chinois à deux reprises, une fois dans les jours précédant l'élection présidentielle de novembre et une autre après l'assaut du Capitole du 6 janvier.

Le livre citait des informations du renseignement américain selon lesquelles la Chine craignait d'être attaquée par Donald Trump avant la fin de son mandat, confirmées par le général Milley.

Le militaire a évoqué des contacts de routine qui avaient la bénédiction de hauts responsables de l'administration Trump.

Les appels du 30 octobre et du 8 janvier ont été coordonnés avant et après avec le personnel du secrétaire à la Défense, [Mark] Esper, et du secrétaire par intérim, [Christopher] Miller, ainsi qu'avec le conseil interinstitutions, a-t-il soutenu dès sa déclaration d'ouverture.

Je sais, je suis certain que le président Trump n'avait pas l'intention d'attaquer les Chinois, et c'était ma responsabilité directe de transmettre les ordres et les intentions du président, a-t-il affirmé.

Ma mission, à ce moment-là, était la désescalade.

Une citation de :Le général Mark Milley, chef d'état-major des armées américaines

À la mi-septembre, après la publication d'extraits qui ont précédé la mise en vente du dernier ouvrage de Bob Woodward au sujet de la présidence Trump, plusieurs élus républicains criant à la trahison ont réclamé la démission du général Milley ou même sa comparution devant un tribunal militaire, l'accusant d'avoir outrepassé ses fonctions.

Ma loyauté envers cette nation, son peuple et la Constitution n'a pas changé et ne changera jamais tant que je respirerai, a cependant soutenu le chef d'état-major des armées américaines.

Je crois fermement que le contrôle civil de l'armée est un principe de base essentiel à cette république, et je m'engage à faire en sorte que l'armée reste à l'écart de la politique intérieure, a-t-il ajouté, assurant qu'il n'avait à aucun moment tenté de modifier ou d'influencer le processus, d'usurper l'autorité ou de [s]'insérer dans la chaîne de commandement.

Milley dément avoir douté de l’état mental de Trump

Le général Milley a par ailleurs démenti avoir douté de l'état mental de l'ex-président républicain vers la fin de son mandat, une autre affirmation contenue dans le livre des journalistes Woodward et Costa.

Ceux-ci rapportent que le général Milley a acquiescé au cours d'une conversation téléphonique en janvier avec la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, lorsqu'elle a qualifié M. Trump de déséquilibré.

Mme Pelosi avait téléphoné au général Milley au lendemain de l'assaut des partisans de Donald Trump contre le Capitole du 6 janvier, pour s'assurer que le président ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

Je lui ai expliqué que le président a l'autorité de lancer une attaque nucléaire et qu'il ne le fait pas seul, et que je ne suis pas qualifié pour déterminer l'état mental du président des États-Unis.

Une citation de :Mark Milley, chef d'état-major des armées américaines

Il y a des processus, des protocoles et des procédures pour ça, a-t-il dit.

Après la publication d'extraits du livre le 15 septembre, le président Joe Biden a renouvelé sa confiance au général Milley.

Avec les informations de Washington Post, et Agence France-Presse

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