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Une situation « dangereuse » dans les foyers de soins, selon un préposé

Un homme avec une barbe accorde une entrevue.

La qualité des soins offerts aux résidents est grandement affectée par le manque de personnel, selon Serge Brideau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Serge Brideau travaille actuellement dans un foyer de soins à Edmundston et a aussi travaillé dans la Péninsule acadienne, au début de la pandémie. La situation est la même partout selon lui. « C’est très dangereux ce qu’il se passe dans les foyers de soins du Nouveau-Brunswick. Il y a juste pas assez de monde pour faire le travail adéquat. »

Lundi, le syndicat des travailleurs des foyers de soins du Nouveau-Brunswick réclamait au gouvernement une hausse salariale de 4 $ de l’heure pour ses membres. Selon lui, cette mesure pourrait venir pallier le manque de main-d’œuvre et favoriser la rétention des employés.

Serge Brideau est du même avis. Il y a un manque criant de personnel et plusieurs départs à la retraite. Le gouvernement doit augmenter les salaires immédiatement, comme l’ont fait le Québec et l’Ontario, car nous sommes en pleine crise, ajoute-t-il.

Moins de soins donnés aux résidents

Lorsqu’on demande à Serge Brideau si les préposés arrivent à donner le minimum de soins requis aux résidents, celui-ci répond à peine.

Ça m’est arrivé d’être tout seul le soir pour coucher des patients, les soins ne sont pas faits adéquatement. Tu travailles avec les gens les plus vulnérables de la société et tu ne peux pas faire ton travail correctement, souligne-t-il.

Le syndicat a d’ailleurs dénoncé le manque d’employés, entre autres au foyer de soins Les Résidences Jodin à Edmundston il y a deux semaines. Seulement deux employés étaient en poste pour prodiguer des soins à 30  résidents. Le ratio normal est de cinq.

Tu cours tout le temps, les employés sont épuisés, il faut que le gouvernement s’active.

Une citation de :Serge Brideau, préposé aux soins

Pour Serge Brideau, également vice-président de la SANB, cette situation n’est pas isolée et la majorité des foyers de soins doivent composer avec un manque criant de main-d’œuvre.

C’est un travail valorisant, mais quand tu ne peux pas faire ton travail adéquatement, c’est frustrant. [...] On est à minuit moins une d’un tsunami gris.

Si le gouvernement ne fait rien de plus pour recruter et retenir les employés des foyers de soins au Nouveau-Brunswick, le pire est à craindre selon Serge Brideau. Moi je pense que c’est l’armée qui s’en vient, comme c’est arrivé au Québec et en Ontario, on est à la veille de ça.

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