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PICTURA DE IPSE : musique directe, d’Hubert Lenoir

Hubert Lenoir regarde un album en format vinyle en souriant

L'album double « PICTURA DE IPSE : musique directe » sera offert en format vinyle dans le courant du mois d'octobre.

Photo : Radio-Canada / Valérie Cloutier

On peut aisément aimer le nouvel album d’Hubert Lenoir sans connaître son contexte de création. Mais voilà! Le contexte est intéressant, d’autant plus qu'il s'agit d'un autoportrait musical.

Hubert Lenoir nous a donné rendez-vous à l’atelier de pressage de vinyles la Société des loisirs, situé sur la rue Dorchester à Québec, en plein cœur du quartier où il habite. L'artiste a produit un livret pour ceux qui écouteront cet album double qui flirte avec le rap, l’électro, le jazz et la soul, tout en étant pop. Il y explique notamment avoir été victime d’homophobie.

Rencontre avec l'artiste.

Comment te sens-tu maintenant que ton nouvel album, PICTURA DE IPSE : musique directe [du latin peinture de lui-même], vient de paraître?

Hubert Lenoir : J’aime faire de la musique. J’aime l’idée qu'elle soit dans le monde. La sortir, c’est toujours plus stressant comme travail, mais après ça, je suis content.

Tu écris t’être inspiré de réalisateurs québécois comme Pierre Perrault et Michel Brault, des pionniers du cinéma direct. De quelle façon t’ont-ils influencé?

Hubert Lenoir : Ce que je voulais faire, c'est capter la vérité à partir du réel. Parce que quand tu travailles sur un album qui est si personnel, c’est difficile de ne pas voir juste un côté de la médaille. Souvent, les albums qui sont extrêmement personnels, c'est facile de tomber dans quelque chose de vraiment écorché. Ça, c'est quelque chose qui me faisait vraiment chier quand j'écoutais des albums qui étaient personnels. Il y en a de très bons qui ont été faits de cette manière-là, mais je trouve que ç'a été overdone.

Et donc, tu as décidé d’intégrer des extraits sonores à tes chansons?

Hubert Lenoir : J’ai trouvé ça intéressant de travailler avec des enregistrements qui étaient un peu des preuves, pour faire un portrait de moi-même. L'album au complet est construit de iPhone. C’est la base. On ne s'en rend pas tout le temps compte, parce que le but, le résultat final, n’était pas que ça sonne comme ça. Mais c'était une bougie d'allumage pour apporter des idées.

Une photo déformée du visage d'Hubert Lenoir.

La pochette de l'album « PICTURA DE IPSE : musique directe »

Photo : Simone Records / Florence Ramsay

Parfois, dans des chansons où tu abordes des émotions plus sombres, tu choisis des arrangements qui sont plutôt scintillants, pourquoi cela?

Hubert Lenoir : C'est ma manière de faire de la musique. Je ne suis pas attiré vers les trucs qui sont vraiment dark, musicalement. J'aime quand même les accords qui ont de la couleur. Peu importe quels états d'âme je vais vouloir mettre en musique, je vais toujours avoir le goût de mettre des accords qui sont colorés.

Si tu étais peintre, utiliserais-tu des couleurs vives?

Hubert Lenoir : Exactement! Je pense que je suis quelqu’un d’assez extrême, et j’aime les choses quand elles sont extrêmes et campées quelque part. Je ne suis pas intéressé, dans mon travail, par l’ergonomie ou la sobriété.

La semaine où ton album est sorti, à la mi-septembre, tu étais en tournée aux États-Unis. Que retiens-tu de cette expérience et de ton spectacle au Mercury Lounge, à New York?

Hubert Lenoir : Ça s’est super bien passé! Tout l’intérêt qui a commencé à grandir quand l’album est sorti, le 15 septembre. J’étais à New York, et il y avait le show, et l’intérêt de la presse américaine. C’était vraiment un beau moment. J’ai pleuré. Je l’ai mis en photo sur Instagram. On est allé aussi loin qu’en Caroline du Nord et on a chanté les mêmes tounes en québécois. C'était vraiment incroyable!

Tu écris dans ton livret, que tu as avalé un micro pour enregistrer la chanson intitulée f.p.b.!

Hubert Lenoir : C’est réel! J'ai avalé un micro pour capter les résonances de mon corps quand la musique jouait.

Écoutez PICTURA DE IPSE : musique directe sur l'application OHdio.

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