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Des cellules bien préservées découvertes dans un dinosaure de 125 millions d’années

Illustration artistique du spécimen bien préservé de Caudipteryx.

Illustration artistique du spécimen de Caudipteryx avant qu'il ne soit enseveli sous de la cendre volcanique.

Photo : STM/Zheng Qiuyang

Des cellules cartilagineuses très bien préservées, contenant les restes de molécules organiques et de la chromatine, ont été découvertes dans les restes fossilisés d’un dinosaure vieux de 125 millions d'années.

Le dinosaure en question était un Caudipteryx, une espèce de théropode de la taille d'un paon qui arborait de longues plumes à la queue.

Le Caudipteryx zoui ressemble à un paon.

Illustration artistique montrant l'apparence d'un Caudipteryx zoui.

Photo : Wikipédia

L’animal, qui vivait au crétacé inférieur, serait mort sur la rive d’un lac peu profond de la province de Liaoning, située de nos jours dans le nord-est de la Chine.

La préservation du fossile est exceptionnelle en raison des fines cendres volcaniques qui ont enseveli la carcasse et l’ont préservée jusqu'au niveau cellulaire, explique dans un communiqué la Pre Li Zhiheng, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de l'Académie chinoise des sciences.

Il est même possible d’observer les contours des plumes et le tégument (la couche externe de l’animal) à plusieurs endroits. Une masse blanche de gastrolithes est également visible à l'intérieur de sa cavité abdominale.

Repères

  • La préservation des noyaux cellulaires d'organismes éteints est considérée comme rare et exceptionnelle.
  • Les noyaux se dégradent très rapidement après la mort, ce qui ne laisse pratiquement aucune possibilité à ces structures de se fossiliser et d'entrer dans les archives géologiques.
  • À ce jour, les scientifiques n’ont pas réussi à extraire de l'ADN sur des fossiles d’animaux qui ont foulé la surface terrestre dans le dernier million d'années.
  • De précédents travaux réalisés à partir de cartilage de dinosaure mis au jour au Montana aux États-Unis ont montré que ce tissu de vertébré possédait des caractéristiques uniques qui favorisent la préservation du noyau cellulaire.

Isoler l’impossible

Pour arriver à isoler un noyau cellulaire, l’équipe de la Pre Li Zhiheng a extrait un morceau de cartilage articulaire du fémur droit du spécimen. Elle a d’abord procédé à sa décalcification pour ensuite l’examiner à l’aide de différentes techniques microscopiques et chimiques.

L’équipe a rapidement réalisé que les cellules présentes avaient été minéralisées par silicification après la mort de l'animal. Cette silicification est très probablement ce qui a permis l'excellente conservation de ces cellules, expliquent les scientifiques dont les travaux sont publiés dans la revue Communications Biology (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Les analyses ont permis d’établir que l’une des cellules était si bien conservée qu’elle contenait encore des molécules organiques et de la chromatine, la structure au sein de laquelle se compacte l’ADN.

Les présents travaux tendent à montrer qu’il n’est peut-être pas impossible de recueillir de l’ADN dans les fossiles de dinosaures vieux de dizaines de millions d’années.

Notre étude ne constitue qu’un point de départ dans le domaine de la recherche de la biochimie cellulaire dans les fossiles très anciens, estiment les chercheurs qui veulent maintenant peaufiner leurs techniques chimiques dans l'espoir de trouver de l’ADN.

Rappelons qu’aucun chercheur n'a jamais réussi à séquencer l'ADN d'un dinosaure. Le Parc jurassique reste un film de science-fiction… pour le moment.

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