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25 ans d’histoires et de menteries au Rendez-vous des Grandes Gueules

Une femme et un homme sur scène.

Renée Robitaille et Étienne Loranger lors d'une veillée de contes en 2020.

Photo : Laurence Meunier

Raconter des histoires et faire circuler la parole. C'est le défi que s'était donné le fondateur et directeur artistique du Rendez-vous des Grandes Gueules de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, à la fin des années 90.

Vingt-cinq ans plus tard, il peut maintenant faire ce constat : c'est une idée folle qui a germé et qui a grandi. Si bien que depuis ses débuts – excepté l'automne dernier, pandémie oblige – le festival pistolois a accueilli des centaines de conteurs et conteuses du Québec, de l'Europe et de l'Afrique.

Une personne devant un groupe d'enfants.

Le conteur Simon Gauthier devant un groupe scolaire en 2016.

Photo : Michel Dompierre

Au fil des années, le festival s'est ouvert aux raconteurs de toute la francophonie, mais au départ, l'idée était surtout de faire parler les gens d'ici, de leur laisser la chance de s'exprimer sur la place publique, raconte M. Vaney.

« En premier, c'était de laisser la parole aux gens du milieu, et de créer un écrin qui pourrait permettre à la parole du milieu de faire sa place.  »

— Une citation de  Maurice Vaney, président et fondateur du Rendez-vous des Grandes Gueules

Cet écrin, il s'ouvrira à nouveau entre le 2 et le 10 octobre à Trois-Pistoles, notamment à la Forge à Bérubé, qui reste sans conteste l'un des hauts lieux du festival, bien que celui-ci s'épivarde depuis maintenant plusieurs années dans d'autres lieux de la région.

Un homme penché sur une feuille.

Le directeur artistique et fondateur du festival, Maurice Vaney

Photo : Valérie Simone Lavoie

Les voix de François Lavallée, Joséphine Bacon, Élise Argouarc'h, Mathieu Barrette, Danielle Brabant, Michel Faubert et Jocelyn Bérubé, entre autres, s'y succéderont. Les deux derniers avaient d'ailleurs fait partie de la première cuvée du Rendez-vous des Grandes Gueules.

Jocelyn est vraiment le grand précurseur du conte-spectacle au Québec. C'est lui qui a parti la machine. Pour nous c'est un grand honneur, affirme M. Vaney.

Des personnes réunies dans une salle en bois.

Un café de la parole, en 2019

Photo : Mathieu Gosselin

Le concours de la plus grande menterie, qui demeure un événement très couru du festival, sera aussi de retour cette année, mais cette fois, on y présentera la crème de la plus grande menterie. Les meilleurs menteurs et menteuses couronnés par le public lors des festivals précédents viendront ainsi raconter à nouveau leurs histoires rocambolesques.

Rencontrer l'autre, rencontrer des porteurs de mémoire, de récits, des porteurs d'une parole nouvelle aussi, c'était le but de ce nouveau festival, il y a 25 ans, relate Maurice Vaney. On peut maintenant dire que ce n'était pas une menterie.

D'après une entrevue réalisée par Éric Barrette

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