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Une église conserve sa façade maculée de peinture rouge comme geste de réconciliation

Façade de l'église recouverte de peinture rouge et avec un drapeau inscrit Every Child Matters.

L'église Grace Presbyterian et l'une d'une dizaine d'églises de Calgary qui ont été éclaboussées de peinture le jour de la fête du Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'église Grace Presbyterian, dans le sud-ouest de Calgary, a décidé de préserver la peinture rouge qui a été lancée cet été sur sa façade. Ce faisant, elle désire lancer des conversations sur la vérité et la réconciliation.

L'église située au 1009, 15 e Avenue sud-ouest, est parmi une dizaine d'églises de Calgary qui ont été éclaboussées de peinture le jour de la fête du Canada, dans la foulée de la découverte de centaines de tombes non marquées sur les terres d'anciens pensionnats pour Autochtones.

Le révérend Jake Van Pernis a fait le choix de conserver les éclaboussures afin d'encourager la discussion et éduquer la communauté sur l'histoire des pensionnats et l'implication de l'Église presbytérienne au Canada.

Lorsque la peinture rouge a éclaboussé nos portes, nous avons reconnu que nous n'avions pas vraiment de bonnes relations avec les autochtones.

Une citation de :Jake Van Pernis, révérend

Nous en avons parlé et ce n'était pas nécessairement quelque chose qui était sur notre radar ou sur lequel nous allions vraiment nous concentrer. Mais c'est devenu une priorité et nous ne la lâchons pas non plus.

Personnes qui jouent de la musique devant l'église.

De la peinture rouge est toujours visible sur l'église Grace Presbyterian, plusieurs mois après avoir qu'elle a été lancée sur la façade du bâtiment.

Photo : Radio-Canada / Helen Pike

L’établissement a accueilli un premier événement communautaire consacré à cet enjeu dimanche, quatre jours avant la Journée de la vérité et de la réconciliation au Canada. Lors du rassemblement, les fidèles ont prié avec leurs voisins autochtones sur les marches avant de l’église.

Nous devions commencer à former [des relations avec les Autochtones] et reconnaître que nous allions faire des erreurs , dit-il. Mais être assez courageux pour prendre le risque de faire ces erreurs et demander le pardon, pour en quelque sorte continuer à avancer.

La réconciliation « commence dans nos coeurs »

Lors de l'événement, une travailleuse sociale et survivante des pensionnats, Shirley Shingoose Dufour, a livré un témoignage émouvant sur la guérison. Je crois vraiment en la réconciliation, mais je crois qu'elle commence dans nos cœurs, pour que nous puissions aller de l'avant.

Le maire Naheed Nenshi a dit pour sa part qu'un effort collectif est nécessaire que pour que des progrès soient réalisés en matière de réconciliation. Nous avons une idée de la destination : une vie de dignité et de prospérité pour tous.

Je ne connais pas toutes les étapes à franchir pour y arriver, mais j'espère que nous aurons tous l'esprit et le cœur assez ouverts pour pouvoir faire ce voyage ensemble, parce que, eh bien, le cœur de beaucoup de gens est brisé maintenant, a poursuivi le maire.

Le 30 septembre aura lieu la première Journée de la vérité et de la réconciliation au Canada, poursuivant ainsi la conversation mise en avant par le mouvement Every Child Matters.

Le gouvernement albertain n'a pas emboîté le pas au fédéral pour faire du 30 septembre un jour férié. La province laisse plutôt aux employeurs le choix d'accorder un congé à leurs employés.

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