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Deux Américains coincés en Chine peuvent enfin rentrer chez eux

Un avion décolle; d'autres sont au sol.

Un avion décolle de l'aéroport international de Shanghai (archives)

Photo : Reuters / ALY SONG

Associated Press

Deux Américains coincés en Chine ont finalement pu rentrer chez eux après que Pékin eut levé leur interdiction de quitter le pays. Une annonce qui survient dans la foulée d'une entente sur les accusations de fraude contre la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou.

Selon le département d'État américain, Cynthia et Victor Liu, qui sont frère et soeur, ont pu rentrer aux États-Unis dimanche grâce à l'aide de l'ambassade qui a dépêché du personnel à Shanghai.

Dans un dossier similaire, deux Canadiens détenus en Chine, Michael Kovrig et Michael Spavor, ont aussi été relâchés et ont pu rentrer au pays à la suite de la libération de Mme Meng vendredi dernier.

Selon le récit des événements, les Liu se sont rendus en Chine avec leur mère Han Tong en 2018 dans le but de visiter un proche malade. On leur a toutefois interdit de quitter le pays dans le but évident de faire pression sur leur père, Liu Changming, afin que ce dernier rentre en Chine pour faire face à des accusations de blanchiment d'argent.

La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a défendu la décision de Pékin de retenir les Liu en plaidant que celle-ci était légale et nécessaire pour soutenir l'enquête menée sur leurs parents.

En raison de l'évolution de l'enquête, l'interdiction de quitter le pays a été levée en septembre 2021 en respect avec la loi. La gestion de ce dossier est une procédure judiciaire indépendante.

Une citation de :Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

Aucune information n'a été transmise concernant la situation des parents Han Tong et Liu Changming.

La « diplomatie des otages » dénoncée

Par voie de communiqué, le département d'État américain a déclaré que Washington s'oppose à l'utilisation de méthodes coercitives comme les interdictions de quitter le pays imposées à des personnes qui ne sont pas elles-mêmes visées par des accusations criminelles.

Les États-Unis s'engagent à continuer de dénoncer ces pratiques et à défendre tous les citoyens américains victimes de détention arbitraire en Chine.

Pour justifier l'interdiction de quitter le pays contre les Liu, la porte-parole de Pékin a plaidé que les lois chinoises prévoient que tout citoyen étranger peut se voir interdire de quitter le pays s'il est condamné à une sentence criminelle, s'il est suspect ou accusé dans une affaire criminelle.

Il n'est cependant pas clair si Cynthia et Victor Liu sont concernés par l'un ou l'autre de ces critères.

La secrétaire d'État adjointe des États-Unis, Wendy Sherman, s'était rendue en Chine en juillet dernier et avait abordé l'enjeu des interdictions de sortie du pays et de la détention arbitraire de citoyens canadiens et américains lors de ses discussions.

Les gens ne sont pas des monnaies d'échange, a-t-elle commenté.

Dans ce qui a toutes les allures d'un échange de prisonniers, les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor ont été libérés immédiatement après l'entente survenue entre la justice américaine et Meng Wanzhou.

L'ancien diplomate et l'homme d'affaires avaient été arrêtés en Chine et accusés de menace à la sécurité nationale. M. Spavor avait reçu une lourde peine de prison, tandis que M. Kovrig attendait sa sentence.

Si Pékin continue de nier tout lien entre les deux affaires, de nombreux gouvernements à travers le monde ont accusé la Chine de pratiquer une diplomatie des otages.

Pendant que Meng Wanzhou était assignée à résidence dans ses luxueuses propriétés de Vancouver, les détenus canadiens étaient gardés en cellule éclairée 24 heures par jour.

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