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Un premier centre de consommation supervisée ouvre au Yukon

L'entrée du centre.

Le centre de consommation supervisée permettra aussi à ceux qui le souhaitent d'obtenir de l'aide et des conseils concernant le traitement des dépendances, les services de santé mentale ou encore de l’aide au logement.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Le centre de consommation supervisé de Whitehorse va ouvrir ses portes mercredi, ce qui en fait le premier de ce genre dans les territoires.

Quatre décès en 2019, 10 en 2020 et déjà 14 depuis le mois de janvier : le nombre de morts liées à des surdoses d'opioïdes ne cesse d'augmenter. Face à la crise, le Yukon va ouvrir, dans sa capitale, les portes du tout premier centre de consommation supervisée.

Le centre ne fournira pas de drogue, mais aura pour but de permettre à ses utilisateurs de consommer leur drogue en présence d’un personnel formé qui pourra assurer leur sécurité et ainsi réduire le risque de surdose, de propagation de maladie et de décès. Le personnel pourra aussi analyser les drogues pour s’assurer de leur composition.

L’organisme Blood Ties Four Directions, partenaire du projet, est responsable des activités du centre. Sa directrice, Brontë Renwick-Shields, explique que ce qui est nouveau pour le Yukon ne l’est pas pour le Canada et que le système a fait ses preuves. Elle déclare que les 37 centres existants au pays n’ont jamais enregistré le moindre décès.

Les centres de consommation supervisée sont une chose nouvelle pour le Yukon, mais pas pour le Canada. Ils existent officiellement au pays depuis 18 ans.

Une citation de :Brontë Renwick-Shields, directrice, Blood Ties Four Directions

L’ouverture prévue à la fin du mois d’août, a été retardée à cause de travaux de rénovation du bâtiment et la difficulté liée à l’embauche du personnel, selon Tracy-Anne McPhee, la ministre de la Santé et des Affaires sociales

Brontë Renwick-Shields au micro avec Tracy-Anne McPhee en arrière-plan.

Brontë Renwick-Shields, directrice de Blood Ties Four Directions, a rappelé que les centres de consommation supervisée n'étaient pas nouveaux au Canada. Tracy-Anne McPhee, la ministre de la Santé et des Affaires sociales, a expliqué que l'ouverture avait été retardée par des rénovations et un manque de personnel.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Au départ,10 personnes pourront être accueillies à la fois pour respecter les mesures sanitaires et la capacité d’accueil du bâtiment. Brontë Renwick-Shields espère que cette limite sera revue à la hausse dans les prochaines semaines.

Notre objectif est clair : réduire le nombre de morts par surdose et être capable de mettre en relation les consommateurs de drogue avec les services de soutien dont ils pourraient avoir besoin.

Une citation de :Tracy-Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales

Selon Cameron Grandy, le directeur des Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie, ce centre est un nouvel élément qui s’inscrit dans la vision plus large du gouvernement qui va au-delà de la simple consommation de drogue. Blood Ties pourra aider les personnes à trouver une maison, par exemple, aider dans différents domaines dans le but d’améliorer leur vie si elles le veulent.

Du traitement des dépendances et des services de santé, au soutien en santé mentale n passant par l’aide au logement, tous ces services seront offerts à ceux qui en font la demande.

L’inquiétude de certains riverains s’est fait entendre, craignant qu’un tel centre puisse attirer un plus grand nombre de consommateurs de drogue dans le quartier ou que l’ouverture du centre soit vue comme une incitation à commencer à consommer de la drogue. Tout ça, ce sont des mythes, ce n’est pas vrai , affirme Cameron Grandy.

À partir du mercredi 29 septembre, le centre, situé au 6189 , 6e Avenue, sera ouvert du lundi au vendredi, de 10 h 30 à 19 h.

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