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La révision des cibles à la CNESST est « inacceptable », selon le PQ

Photo de Sylvain Gaudreault.

Sylvain Gaudreault, porte-parole du Parti québécois en matière de travail, dénonce les nouvelles cibles de la CNESST. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Les travailleurs ayant subi un accident ou souffrant d’une maladie professionnelle risquent d’être de plus en plus nombreux à voir leur dossier traîner en longueur à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), selon le Parti québécois (PQ).

Le porte-parole du PQ en matière de travail, Sylvain Gaudreault, n’en revient pas que la CNESST ne vise plus à répondre à 100 % des réclamations à l’intérieur d’un nombre de jours bien précis.

Pour 2021, ce délai maximal devait être de 50 jours, avant d’être abaissé à 30 jours en 2022, puis à 20 jours l’année suivante. Or, Radio-Canada rapportait lundi matin que la CNESST a modifié ces cibles l’été dernier.

L’organisme vise désormais à répondre seulement à une majorité des réclamations à l’intérieur de 15 jours pour les accidents du travail et de 60 jours pour les maladies professionnelles.

Derrière ça, il y a du monde qui vivent des drames, qui perdent des revenus [...], qui sont en accident de travail ou en maladie professionnelle.

Une citation de :Sylvain Gaudreault, porte-parole en matière de travail pour le Parti québécois

Son homologue du Parti libéral du Québec (PLQ), Monsef Derraji, se dit extrêmement préoccupé de voir qu'une révision des cibles à la baisse a été approuvée par le gouvernement.

Pourtant, le 20 janvier 2020, le ministre nous assurait qu’il allait régulariser la situation et réduire les délais à la CNESST, rappelle-t-il.

Incohérent

Pour le PQ, le gouvernement Legault fait preuve d’incohérence en permettant à la CNESST de réviser ses cibles, au moment où il s’apprête à faire adopter le projet de loi 59 pour réformer le régime de santé et sécurité au travail.

Le ministre [Jean Boulet] nous dit lui-même dans ce projet de loi : "Ah, c'est révolutionnaire parce qu'on va augmenter le nombre de personnes qui seront couvertes [par la CNESST]", résume M. Gaudreault.

Est-ce que ça veut dire que finalement, il va venir augmenter le nombre de personnes qui vont être en attente [à la CNESST]? Ça m'apparaît inacceptable.

Une citation de :Sylvain Gaudreault, porte-parole en matière de travail pour le Parti québécois

Rien de rassurant, renchérit M. Derraji, du PLQ. On nous avait promis une réponse rapide, on voit plutôt un gouvernement qui pellette en avant.

Le député libéral Monsef Derraji prend la parole au Parlement.

Monsef Derraji est porte-parole du PLQ en matière de travail et d'emploi.

Photo : Radio-Canada

Lors du dépôt du projet de loi, l’an dernier, le ministre Jean Boulet expliquait en effet que cette première réforme en 40 ans permettrait de faire passer le taux de travailleurs couverts par la CNESST de 25 % à 94 %, au Québec.

Il y a un dicton qui dit qu'il faut que les bottines suivent les babines, lance M. Gaudreault. Selon lui, la CNESST doit embaucher plus d’agents d’indemnisation pour répondre aux demandes des travailleurs dans des délais raisonnables.

Si le ministre nous dit qu'il faut avoir une loi qui est moderne, qui couvre plus de monde [...] normalement, la CNESST devrait suivre avec plus de ressources, plus de moyens et surtout avec des chiffres qui sont évaluables avec une reddition de compte qui est transparente, dit M. Gaudreault.

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