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La place de la Chine dans le marché freine les investissements, selon Alu-Québec

Des lingots d'aluminium.

Des lingots d'aluminium.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Selon le président-directeur général d’Alu-Québec François Racine, les agrandissements d’alumineries et les nouveaux projets dans la province ont été considérablement ralentis par l'émergence de la Chine sur le marché mondial.

En entrevue lundi matin à l'émission C'est jamais pareil, il a expliqué qu'en 15 ans, la Chine est passée d'une part de marché de 5 % à environ 60 %.

C'est clair que pour les producteurs à l'extérieur de la Chine, ça devient extrêmement délicat de s'avancer dans des projets de quelques milliards de dollars que normalement on veut rentabiliser sur plusieurs années, dans un contexte où on voit une augmentation de capacité du joueur le plus dominant à l'échelle mondiale, qui continue à ajouter de la capacité indépendamment des conditions économiques de l'ensemble du marché. Le niveau de risque est beaucoup plus élevé, a-t-il expliqué.

Des investissements dans les installations de Rio Tinto de la région sont demandés par plusieurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors que le prix de l'aluminium atteint des sommets inédits depuis une dizaine d'années.

Le pdg d'Alu-Québec, qui fait la promotion de la grappe industrielle de l’aluminium dans la province, a aussi mentionné qu'en plus de produire plus d'aluminium d'année en année, la Chine transfère actuellement sa production vers des endroits qui bénéficient d'hydroélectricité.

Il a cependant ajouté que les usines nord-américaines bénéficient quand même de nombreux autres points positifs par rapport aux installations chinoises.

On a un aluminium à plus faible empreinte carbone qui va nous avantager par rapport à la Chine. De plus en plus d'entreprises ont des normes ESG (selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), donc ce n'est pas juste l'impact environnemental, mais tout ce qui est au niveau des mesures sociales, de la gouvernance et clairement nos alumineries ont une longueur d'avance sur celles de la Chine. Les grands joueurs et les grandes multinationales qui achètent l'aluminium sont de plus en plus conscients de l'importance d'intégrer ce genre de normes-là à leur prise de décisions, a-t-il enchaîné.

D'après des informations de Nicolas St-Pierre

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