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De plus en plus d’Autochtones en situation d’itinérance à Montréal

Photo: Radio-Canada\ Ivanoh Demers
Image générique pour illustrer le recrudescence des itinérants sur le rue Mont-Royal.

Photo prise sur la rue Mont-Royal, à Montréal, Québec, Canada

Sur la photo: Il y a plusieurs itinérants qui se sont installés sur la rue Mont-Royal, Itinérance, itinérants, sdf, sans-abris, drogue, consommation, alcool, toxicomanie. Inuits

Le 1er Septembre 2020 2020/09/01

Les Inuit et les membres des Premières Nations comptent pour 40 % des personnes qui fréquentent Résilience Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Au cours de la dernière année, marquée par la pandémie de COVID-19, le nombre de personnes en situation d'itinérance a bondi. Dans certains quartiers de Montréal, des membres des Premières Nations et des Inuit, déjà surreprésentés au sein de cette population, sont de plus en plus visibles.

La prison, la maladie, la pénurie de logements ou le désir de fuir une situation insoutenable font partie des raisons qui poussent bon nombre d'Autochtones à quitter leur communauté pour vivre en ville, même dans les pires conditions.

Maggie Chittspattio dans un parc.

Maggie Chittspattio, qui a connu l'itinérance, est maintenant médiatrice intervenante à Résilience Montréal.

Photo : Radio-Canada

Maggie Chittspattio, qui a connu l’itinérance avec ses trois enfants il y a 13 ans, est maintenant médiatrice intervenante à Résilience Montréal, un refuge pour personnes itinérantes situé près du métro Atwater. Selon elle, il ne faut pas juger trop rapidement les Autochtones en situation d'itinérance.

C'est très difficile d'être Autochtone en ville. J'ai été victime de discrimination. C'était difficile de trouver un appartement, se rappelle cette femme crie et naskapie originaire de Kawawachikamach, dans le nord du Québec.

Sans parler des traumatismes transmis de génération en génération qui, ajoute-t-elle, font des ravages dans les communautés.

Une situation empirée par la pandémie

Un homme discute avec deux femmes.

Originaire de Kanesatake, Mike Nogeeshak (au centre) s'est retrouvé à la rue après avoir fait de la prison.

Photo : Radio-Canada

Plus récemment, la pandémie de COVID-19 a empiré la situation.

Il y avait beaucoup de restrictions sur les voyages entre Montréal et le Nord, alors beaucoup de monde qui aurait peut-être aimé entrer chez eux, parce que souvent ils ont la famille, ils ont le logement des fois dans leur communauté, ils n'avaient pas la possibilité de voyager, souligne Heather Johnston, directrice générale de Projet autochtone du Québec, un organisme qui intervient dans les enjeux de logement pour les Autochtones.

Le nombre d'Autochtones qu'accompagne son organisme a bondi de 25 % au cours de la dernière année.

À Résilience Montréal, les Inuit et les membres des Premières Nations représentent près de 40 % de ceux qui viennent au refuge.

Nous sommes dans cette situation après plus de cent ans de génocide culturel. Ça ne se réglera pas en 10 ans. Ça va prendre encore beaucoup de temps, affirme David Chapman, directeur général de Résilience Montréal.

Hausse de l'itinérance dans les grandes villes

Bien qu'il n'existe aucun recensement récent, tous ces intervenants croient que l'augmentation du nombre de sans-abri à Montréal touche dans la même proportion les Autochtones et les non-Autochtones.

D’après un reportage d’Élyse Allard

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