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L’homme qui avait tenté de tuer Ronald Reagan bientôt totalement libre

John Hinckley fils, dans une voiture, regardant sur le côté.

Photo d'archives montrant John Hinckley fils lors de son arrivée à une cour fédérale du District de Columbia, en 2003.

Photo : Reuters / Brendan Smialowski

Agence France-Presse

John Hinckley, l'homme qui avait tenté de tuer le président américain Ronald Reagan en 1981 pour impressionner l'actrice Jodie Foster, pourrait être totalement libre en juin 2022.

Selon des documents judiciaires, un juge fédéral a entériné lundi un accord entre le département de la Justice et M. Hinckley, qui avait été libéré d'un hôpital psychiatrique en 2016 après 30 ans d'internement.

Les règles de son contrôle judiciaire (restriction de mouvements, visites médicales, etc.) seront totalement levées dans neuf mois à condition qu'il continue de les respecter et qu'il reste mentalement stable, a précisé le juge Paul Friedman lors d'une audience relatée dans les médias américains.

S'il n'avait pas essayé de tuer un président, on lui aurait accordé une liberté totale il y a bien, bien longtemps, a estimé le magistrat.

Contrairement au juge, nous pensons que John Hinckley représente toujours une menace pour autrui et nous nous opposons fermement à sa libération, a réagi la Fondation présidentielle Ronald Reagan dans un communiqué.

Son avocat Barry Levine, cité par la chaîne Fox, a au contraire salué un grand jour pour la santé mentale.

M. Hinckley, aujourd'hui âgé de 66 ans, avait tiré sur le président américain à la sortie de l'hôtel Hilton de Washington, le 30 mars 1981. Il avait déclaré vouloir impressionner l'actrice Jodie Foster, qu'il avait vue dans le film Taxi Driver, dans lequel le protagoniste projette de tuer le président des États-Unis.

L'une de ses balles avait ricoché sur la limousine présidentielle blindée et avait touché Ronald Reagan à la poitrine, passant tout près du cœur.

Trois autres personnes avaient été blessées, dont James Brady, alors porte-parole de la Maison-Blanche, qui était resté partiellement paralysé et avec des problèmes d'élocution.

En juin 1982, à la suite d'un long procès, John Hinckley, qui faisait face à 30 chefs d'accusation, avait été jugé non criminellement responsable de ses actes et envoyé à l'hôpital psychiatrique.

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